Après la prise de contrôle du Rwanda par les forces du RPA en 1994, mettant fin au génocide perpétré contre les Tutsi, plusieurs anciens responsables du régime de Juvénal Habyarimana, réfugiés à l’étranger, auraient rapidement engagé des démarches visant à reconquérir le pouvoir.
Il y a trente-deux ans, Agathe Kanziga, épouse de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, a fui le Rwanda pour la France avec ses enfants et ses proches. Selon les récits de l’époque, Son départ se serait effectué sur la base d’assurances données par des responsables liés à l’ancien régime, selon lesquelles elle devait rentrer au pays dans un délai relativement court.
Il est des actes dont la gravité excède de loin la matérialité des faits. Ainsi en va-t-il de la profanation récente de la stèle commémorative dédiée au génocide contre les Tutsi dans la ville de Rouen.
Plus de trois décennies après le génocide contre les Tutsi de 1994, les témoignages d’anciens responsables continuent d’éclairer la planification, l’exécution et les conséquences durables des crimes.
Il ne saurait être toléré, dans un État de droit soucieux de la primauté des normes et de l’intégrité du débat public, que celui qui concentre entre ses mains à la fois le levier stratégique de la communication institutionnelle et la maîtrise des ressources financières afférentes prétende s’exonérer de la responsabilité des dérives qu’il impulse, organise et pérennise.
A l’occasion des commémorations du Kwibuka 32, moment de recueillement et de transmission à la jeunesse des enseignements les plus tragiques de l’histoire contemporaine du Rwanda, le ministre des Affaires étrangères, Amb Olivier Nduhungirehe, a tenu des propos d’une gravité singulière, mettant en lumière une dynamique géopolitique aux implications potentiellement dévastatrices.
Le 3 décembre 2003, sous l’égide du Tribunal pénal international pour le Rwanda, siégeant à Arusha, la justice internationale rendait l’un de ses arrêts les plus solennels et les plus fondateurs en matière de responsabilité des médias dans les crimes de masse.
De nouveaux éléments historiques et témoignages continuent d’éclairer les circonstances de l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 à Kigali, un élément déclencheur du génocide contre les Tutsi.
Le retour sur la scène médiatique d’Agathe Habyarimana, à travers des interventions publiques et des déplacements rapportés de son fils Jen Luc, à Kinshasa, ravive inévitablement un ensemble de controverses anciennes, profondément ancrées dans la mémoire judiciaire et politique des Grands Lacs.
Depuis quelques jours, les enfants de Juvénal Habyarimana, menés par Jean-Luc Habyarimana, participent publiquement à des activités visant à glorifier et canoniser leur père, semant la confusion chez certains, qui s’interrogent sur son rôle réel dans le génocide perpétré contre les Tutsi, du fait de son décès avant son déclenchement.
Les FDLR (« Forces démocratiques de libération du Rwanda ») sont un groupe génocidaire, classé terroriste, actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et bénéficiant d'un soutien de l’État congolais, comme le rapportent plusieurs rapports internationaux.
La séquence politique ouverte par la mise à l’écart du sénateur Modeste Bahati Lukwebo ne saurait être appréhendée comme un simple réaménagement interne à une formation partisane.
Ces dernières semaines, des mouvements d’individus hostiles au gouvernement du Rwanda ont été signalés en République démocratique du Congo (RDC), dans le but, selon les informations, de « consolider des efforts pour déstabiliser le Rwanda ou potentiellement défier sa direction ».
Les faits, dans leur implacable réalité, s’imposent avec une autorité irréfragable, rappelant à chacun que la mémoire des événements historiques ne saurait être effacée ni diluée par le vernis des déclarations publiques soigneusement calibrées, ni par les artifices rhétoriques destinés à redorer une image ternie.
Twagirumukiza Emmanuel, revenu des forêts de la République démocratique du Congo (RDC), a livré des précisions sur le fonctionnement et les opérations du groupe génocidaire FDLR, indiquant que ce mouvement continue de se renforcer, recrute de jeunes membres et demeure attaché à son objectif de déstabiliser le Rwanda et de tenter de renverser son gouvernement.
Lorsque Félix Tshisekedi entreprit de consolider son assise politique tout en façonnant, à destination des chancelleries occidentales, l’image d’un chef d’État soucieux de la protection des minorités tutsies en République démocratique du Congo, il ne s’y prit point à l’aveugle.
Les affrontements récents opposant l’AFC/ M23 aux groupes armés FDLR et Nyatura, s’étendant sur plus de quatre heures dans la région de Nyiragongo et aux abords du Parc national des Virunga, signalent un tournant dans la dynamique sécuritaire de l’Est congolais.
Le ministre des Affaires étrangères, Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a dénoncé ce qu’il décrit comme des manœuvres de manipulation visant des individus contre leur propre communauté dans la région des Grands Lacs.
On a pu observer, dans une scène à la fois tragique et symptomatique de l’avilissement de la condition humaine, des membres de la communauté Banyamulenge se présenter en file indienne devant celui qui incarne, de manière emblématique, leur bourreau.
L’alliance informelle nouée entre Bruxelles, Kinshasa et Bujumbura semble porter un projet politique explicite : le recyclage des FDLR dans la dynamique régionale et le positionnement du fils de l’ancien président Juvénal Habyarimana au centre des alliances et tractations diplomatiques de la sous-région des Grands Lacs.