Le porte-parole de Twirwaneho, le colonel Kamasa Ndakize Welcome, affirme que les forces de ces deux pays, aux côtés des combattants Wazalendo et du groupe génocidaire FDLR, seraient responsables de la mort de civils à Minembwe et à Mikenke, qualifiant ces actes de génocide.
« Nous accusons les FARDC, les forces burundaises, les groupes Wazalendo et le FDLR d’être impliqués dans des actes de violence ciblant la communauté banyamulenge sur une base ethnique », a déclaré le colonel Kamasa.
Il a également affirmé que, au-delà des attaques menées avec des armes lourdes et des drones ayant détruit des habitations et des moyens de subsistance, des cas de viols visant des femmes et des jeunes filles auraient été enregistrés, provoquant des déplacements de populations dans les zones de Minembwe et de Mikenke.
Twirwaneho demande à la communauté internationale d’exiger des gouvernements de la RDC et du Burundi la cessation de ces opérations militaires, ainsi que la mise en place d’une enquête indépendante visant à identifier et poursuivre les responsables des violences contre les Banyamulenge.
Le colonel Kamasa a par ailleurs indiqué que Mikenke, autrefois placée sous protection de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) en raison de son statut de refuge pour les populations vulnérables, serait désormais utilisée comme base par les forces congolaises et burundaises pour préparer des attaques.
Selon Twirwaneho, les forces burundaises expliquent leurs frappes sur Minembwe par la présence du groupe armé RED Tabara, un mouvement fondé par des ressortissants burundais. Toutefois, le colonel Kamasa affirme que ce groupe n’est pas présent dans cette zone et que ces justifications servent à dissimuler des attaques contre des civils.
Le groupe armé affirme également être prêt à poursuivre ses opérations afin de défendre les civils en danger, de les protéger contre les attaques et de sécuriser les voies d’accès aux moyens de subsistance, tout en exprimant sa confiance dans une victoire face aux forces de la RDC et à leurs alliés.
Cette déclaration intervient à la suite de violents combats survenus à Mikenke entre le 8 et le 10 juin 2026. Twirwaneho s’était emparé de ce centre, avant d’être repoussé par les forces gouvernementales congolaises avec l’appui d’unités spéciales et de drones KT-9.




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