Présenté au Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU le 5 juin 2026, le document détaille leurs opérations militaires, leurs formations et leurs accords avec le gouvernement congolais.
Selon les experts, ces mercenaires apportent un soutien direct aux Forces armées de la RDC (FARDC), entretiennent des équipements militaires, notamment des avions de combat, et forment des soldats aux opérations de drones, aux systèmes radar, à la guerre en forêt, au renseignement militaire, aux communications sécurisées et à l’identification des cibles.
Le rapport souligne toutefois que cette coopération est affectée par des problèmes de commandement au sein des FARDC, créant une confusion sur les responsabilités entre l’armée congolaise et les groupes étrangers.
Les mercenaires disposeraient de bases à Kisangani, Kinshasa, Walikale, Kalemie et Kindu. Ils auraient également formé des combattants Wazalendo à Walikale (Nord-Kivu) et à Baraka (Sud-Kivu) aux techniques de reconnaissance et à l’utilisation de drones de surveillance. Certains de ces combattants auraient ensuite été déployés contre la coalition AFC/M23, avec des armes spécialisées, notamment des fusils de précision.
Entre janvier et mars 2026, ces groupes auraient participé aux combats au Sud-Kivu aux côtés des FARDC, notamment à Minembwe et Uvira. Ils auraient assuré des missions spécifiques liées aux frappes de drones, à l’artillerie lourde et au renseignement. En février 2026, ils auraient contribué à la reprise du carrefour stratégique de Point-Zéro reliant Uvira, Baraka et Minembwe.
Le rapport révèle également un accord confidentiel signé en décembre 2024 entre Kinshasa et l’homme d’affaires américain Erik Prince, fondateur de Blackwater. Cet accord aurait permis à ses sociétés, dont Quantum Global Consulting et Vectus Global, de fournir une assistance militaire aux FARDC et de participer à la sécurisation des sites miniers.
Les experts de l’ONU affirment que Vectus Global aurait progressivement réorienté ses activités vers le soutien militaire, notamment dans la planification d’opérations contre l’AFC/M23. Son dirigeant Christophe Sirot nie toutefois toute implication dans des combats.
Enfin, le rapport fait état du recrutement de plus de 300 anciens militaires et policiers du Salvador pour soutenir les forces gouvernementales congolaises. Recrutés par une société salvadorienne, ils auraient signé des contrats d’un an avec un salaire mensuel de 4 225 dollars. Le gouvernement salvadorien affirme n’avoir jamais autorisé leur déploiement en RDC.





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