La première attaque s’est produite dans la nuit du 14 au 15 juillet 2026, dans le quartier de Kalunga, à Mangina. Des hommes armés identifiés par les autorités locales comme des combattants de l’ADF ont tué quatre civils. Plusieurs autres personnes ont été blessées et des dégâts matériels ont également été enregistrés, notamment l’incendie de maisons et de motos.
Quelques heures plus tard, une seconde attaque a visé les quartiers de Makukulu et de Malipizo. Les assaillants auraient profité de l’obscurité pour pénétrer dans ces zones avant de s’en prendre aux habitants. Au moins dix personnes ont été tuées au cours de cette nouvelle incursion, tandis que les recherches se poursuivaient pour retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires.
Kakule Vunyatsi Mwongozi, président de la société civile de Mangina, a dénoncé la situation sécuritaire dans la région et appelé les forces de défense à intensifier les opérations de sécurisation.
« Mangina est prise pour cible par l’ennemi. Nous demandons aux forces de sécurité de traquer les assaillants et de renforcer la protection des populations afin de mettre fin à ces violences », a-t-il entre autres déclaré.
La société civile précise que le bilan communiqué reste provisoire et pourrait évoluer, plusieurs habitants étant encore recherchés après ces attaques.
Le territoire de Beni fait partie des zones les plus touchées par les activités de l’ADF, un groupe armé d’origine ougandaise actif dans l’est de la République démocratique du Congo depuis plusieurs années. Le mouvement mène régulièrement des attaques contre les populations civiles dans le Nord-Kivu et en Ituri.





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