Cette réaction intervient après un communiqué publié par la MONUSCO le 30 juillet 2026, au lendemain du renvoi, par les autorités rwandaises, de 39 personnes vers la République démocratique du Congo (RDC).
Dans ce communiqué, la mission onusienne a défendu la « rigueur » de son programme de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinstallation (DDRRR), affirmant que chaque rapatriement est précédé d'un processus de vérification en plusieurs étapes afin de confirmer l'éligibilité des personnes concernées.
Selon la MONUSCO, seules les personnes jugées éligibles sont inscrites sur une liste de rapatriement, laquelle est ensuite transmise à la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) pour examen et approbation finale avant leur départ de la RDC.
En réponse, le ministre Olivier Nduhungirehe a estimé que la MONUSCO ne pouvait ignorer les résultats des vérifications effectuées après ces rapatriements.
« Ce dont la MONUSCO ne peut se démarquer, en revanche, c'est que depuis le mois d'octobre de l'année passée, 81 personnes rapatriées par la MONUSCO en tant qu'ex-combattants FDLR se sont, par la suite, révélées être des civils congolais de père et de mère, sans aucune origine rwandaise et sans aucun antécédent dans des groupes armés », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie rwandaise a ajouté que le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE) avait été sollicité pour examiner cette situation.
Selon lui, les entretiens menés avec les personnes concernées ont révélé que nombre d'entre elles avaient accepté de se faire passer pour d'anciens combattants des FDLR afin de bénéficier des avantages offerts par le Centre de démobilisation de Mutobo aux ex-combattants rapatriés.
« Le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE) a même été invité à vérifier cette information. Lors des entretiens avec les intéressés, 69 de ces individus ont regretté avoir accepté de se faire passer pour des ex-combattants FDLR, sous la promesse des avantages offerts par le Centre de démobilisation de Mutobo aux ex-combattants rapatriés », a-t-il affirmé.
En conclusion, le ministre a appelé la MONUSCO à faire preuve d'une plus grande rigueur dans la mise en œuvre de son programme DDR.
« Dans ce processus de désarmement et de démobilisation des ex-combattants, le professionnalisme, la rigueur et la probité des agents DDR de la MONUSCO doivent être des valeurs cardinales », a-t-il insisté.





Chargement des commentaires...
Laisser un commentaire