Dans une publication sur X ce dimanche, Nduhungirehe a indiqué que les 3 752 réfugiés ont été rapatriés avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de la MONUSCO et qu’ils se trouvaient dans des territoires contrôlés par l’AFC/M23.

Cette précision intervient après un reportage de RFI consacré au retour des réfugiés rwandais. Selon les informations rapportées par ce média, 366 personnes sont récemment rentrées au Rwanda depuis Goma, Bukavu et Kamanyola, portant à 3 752 le nombre de retours enregistrés depuis janvier 2026.

Le HCR et les gouvernements rwandais et congolais ont réaffirmé en juin 2026 leur engagement à faciliter des retours volontaires, sûrs et dignes. Les trois parties se sont notamment fixé pour objectif de favoriser le retour de 10 000 réfugiés rwandais en 2026.

Dans son message, Nduhungirehe a également établi une distinction entre les réfugiés revenus au Rwanda et ceux qui vivent encore dans les zones de l’est de la RDC contrôlées par le gouvernement congolais.

Selon le chef de la diplomatie rwandaise, ces derniers seraient « pris en otage » par les FDLR, groupe que Kigali qualifie de génocidaire. Il affirme que ce mouvement empêcherait leur retour au Rwanda et les maintiendrait dans des conditions de vie difficiles.

Cette affirmation s’inscrit dans un contexte où la question du désarmement et de la neutralisation des FDLR demeure l’un des principaux dossiers sécuritaires dans les discussions entre Kigali et Kinshasa.

Nduhungirehe a par ailleurs vivement critiqué RFI Afrique, lui reprochant de donner du crédit aux arguments de « mouvements qui se présentent comme proches de ces réfugiés ». Selon lui, ces mouvements chercheraient à empêcher leur retour, celui-ci risquant de remettre en cause leur argumentaire selon lequel ils seraient les « protecteurs » des réfugiés rwandais.

Le ministre a également cité Jambo ASBL, qu’il présente comme l’un des relais européens de ces positions.

De son côté, Jambo News a publié récemment un article contestant les conditions dans lesquelles certains réfugiés rwandais ont été identifiés et regroupés avant leur retour, en s’interrogeant notamment sur le caractère réellement volontaire de certaines opérations.

Le HCR affirme pour sa part que les retours qu’il facilite doivent être volontaires, sûrs et dignes, conformément aux principes internationaux applicables au rapatriement des réfugiés.

Toutefois, environ 194 500 Rwandais restent réfugiés en RDC, principalement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Nduhungirehe a indiqué que les 3 752 réfugiés ont été rapatriés avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de la MONUSCO et qu’ils se trouvaient dans des territoires contrôlés par l’AFC/M23