La manière dont certains décrivent la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo tient souvent davantage du mythe que de la réalité. À écouter les discours relayés sur les plateaux de télévision ou sur les réseaux sociaux, on croirait à une région sous occupation totale, où les populations seraient prisonnières d’une main invisible venue du Rwanda. Une rhétorique commode, portée par des voix qui, pour la plupart, n’ont jamais foulé le sol d’Uvira, de Bukavu ou de Goma.