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RDC : Kinshasa aux prises avec un conflit grandissant

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 16 juin 2023 à 05:16

En République Démocratique du Congo (RDC), une mélodie de discordance résonne aux portes de la capitale, Kinshasa. Selon RFI, ce chant de la discorde a été lancé l’année précédente dans la province de Mai-Ndombe, où un conflit foncier a semé le vent de la discorde entre les communautés Teke et d’autres groupes, notamment les Yaka.

Comme un vent de changement indésirable, ces insurgés Yaka ont commencé à occuper des villages dans la commune de Maluku, leur colère se cristallisant sur les membres de la communauté Teke. Le triste apogée de cette tension a été marqué par l’assassinat d’un chef coutumier et des membres de sa famille.

"La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, c’est aussi la présence de justice." Cette citation de Martin Luther King Jr. résonne d’autant plus dans le contexte actuel où l’inquiétude monte à l’approche des Jeux de la Francophonie et des élections générales.

Dans certains villages de Mbankana, dans la commune de Maluku, la peur a fermé les portes des écoles et des hôpitaux. Les localités de Bolingo, Kinzono, Mfumukieto, Nkieme et d’autres ont été les plus touchées par les vagues de violence.

Malheureusement, certains de ces villages sont désormais sous le contrôle des miliciens, connus sous le nom de "Mobondo". Comme des loups parmi les brebis, ces miliciens, armés principalement de fusils de chasse et de machettes, ont annoncé leur intention d’expulser tous les membres de la communauté Teke. De nombreux habitants ont dû quitter leurs foyers, cherchant refuge plus près de la ville.

Ces derniers jours, les forces de l’ordre et de sécurité se sont déployées à Mbankana et Dumi, apportant une relative tranquillité. "La paix est un travail quotidien", disait Léopold Sédar Senghor.

Cette idée semble prendre forme alors que les forces de l’ordre parviennent à arrêter certains des acteurs de cette violence, bien qu’ils aient du mal à les déloger entièrement de leurs bastions.

Malgré leur présence, la peur habite toujours la population locale, principalement agricole, qui hésite à se rendre dans les champs. Ils réclament une intensification des patrouilles.

L’Église catholique, soulignant une "main noire" derrière ces violences, accuse certains politiciens d’être à l’origine de ces troubles. Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, affirme avoir transmis au Premier ministre une liste de noms de leaders politiques locaux soupçonnés d’être impliqués.

"Quand le pouvoir de l’amour surpassera l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix", disait Jimi Hendrix. Peut-être est-ce le moment de se rappeler de ces paroles en ces temps troublés.

Des policiers en patrouille à Kinshasa (image d'illustration). REUTERS/Goran Tomasevic

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