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Au cœur de la mission : Brig Gen Rwivanga sur le rôle vital des RDF en RCA

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 24 novembre 2023 à 12:03

Il y a environ une décennie, l’armée rwandaise a initié un déploiement de ses troupes en République Centrafricaine, principalement pour garantir la sécurité face à des conflits civils continus qui sévissent depuis 2012. Engagée dès le début de l’année 2014, cette force s’est consacrée au rétablissement de la paix, faisant face aux turbulences et aux affrontements internes qui ont marqué le pays depuis cette période.

“Cette” intervention a débuté en réaction à la formation du groupe armé Séléka dans le Nord, dont les tentatives de coup d’État ont échoué.

Initialement intégrée dans la mission de l’Union Africaine, MISCA, l’armée rwandaise a ensuite été intégrée à la MINUSCA, la mission de l’ONU, où elle a assumé des responsabilités étendues, incluant la protection des civils, des infrastructures onusiennes, et de la sécurité du chef de l’État et de sa famille.

En 2020, un accord bilatéral a permis l’envoi de renforts militaires rwandais en République centrafricaine.

Le Général de brigade Ronald Rwivanga, porte-parole des Forces armées rwandaises, a souligné lors d’un entretien avec IGIHE l’évolution positive depuis l’arrivée des forces rwandaises.

Il a évoqué les réalisations des soldats rwandais dans le cadre de la mission de l’ONU et de l’accord de 2020.

Cette déclaration a été faite lors de la visite d’une délégation de journalistes rwandais en RCA, qui ont notamment observé les améliorations apportées par les RDF dans une école de la ville de Bangui, située à Kina.

Voici notre entretien exclusif sur le rôle crucial de l’armée rwandaise en République Centrafricaine depuis 2014.

Le Général de brigade Rwivanga Ronald soulignant l'engagement polyvalent de l'armée rwandaise en République Centrafricaine : non seulement garante de la sécurité, mais aussi actrice clé dans le développement des infrastructures

IGIHE : Si l’on compare avec la période précédant l’arrivée des forces rwandaises, quelle est la situation actuelle de la sécurité en République Centrafricaine ?

Brig Gen Rwivanga : Depuis notre intervention, l’éducation des enfants a connu une reprise notable. Par exemple, l’école primaire de Kina que nous avons visitée, située dans le troisième arrondissement de Bangui, accueille maintenant plus de 2 400 élèves.

Cette école, parmi d’autres, a rouvert ses portes, ce qui témoigne de la confiance des parents à envoyer leurs enfants à l’école, un signe de la sécurité restaurée.

Notre mission va au-delà de la seule lutte contre l’insécurité. Nous veillons également à des aspects plus larges de la sécurité et au bien-être de la population. À cet égard, nous avons érigé plusieurs centres de santé, dont trois centres d’accouchement. De plus, nous participons activement à diverses initiatives communautaires, toutes menées avec succès.

Comment les forces rwandaises déployées sous l’égide de l’ONU collaborent-elles avec celles envoyées dans le cadre des accords de coopération bilatérale ?

Nous avons plus de 2 000 soldats sous l’égide de l’ONU, dont la mission est de protéger les civils et de mettre fin aux affrontements entre les groupes armés. Par ailleurs, les 1 200 hommes de troupes envoyés dans le cadre de la coopération entre le Rwanda et la RCA se sont principalement concentrés sur la confrontation avec les forces de François Bozizé lors de leur tentative d’attaque sur Bangui en 2020. Leur rôle s’est ensuite étendu à la sécurisation de la population et des forces de maintien de la paix.

En outre, une partie essentielle de notre mission consiste à renforcer les capacités des forces armées centrafricaines. Vous pourrez d’ailleurs observer cela lors de la cérémonie de clôture de la formation militaire de plus de 500 soldats centrafricains ce vendredi 24 novembre. Notre objectif actuel est de préparer les forces centrafricaines à se défendre de manière autonome, afin qu’elles puissent maintenir la sécurité de leur pays si nous décidons de rapatrier nos troupes.

Aviez-vous prévu une durée spécifique pour cette mission ?

Nous n’avons pas fixé de période précise, étant donné que nous en sommes aux premières étapes et venons tout juste de débuter les premiers cours. Il sera nécessaire de consacrer du temps pour améliorer la capacité de leurs forces à gérer la crise.

Face à la situation actuelle, dans quel domaine ou aspect ressent-on le plus d’inquiétude ?

Il n’existe pas de zone spécifique présentant un problème majeur. Nos troupes interviennent promptement en cas d’incident. Il est impossible de garantir une sécurité absolue partout, mais l’émergence d’un problème ne signifie pas forcément une détérioration globale de la sécurité. En général, la situation sécuritaire du pays est stable.

Êtes-vous au courant de l’identité ou de l’orientation des insurgés qui cherchaient à destituer le gouvernement ?

Les groupes connus sous les noms d’Anti-Balaka et de Séléka, désormais éparpillés, semblent avoir été complètement dispersés. Notre stratégie actuelle vise à les localiser où qu’ils se trouvent pour les désarmer. Cette initiative est déjà en cours d’exécution.


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