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Une prostitution exagérée de petites filles à Musanze : des stratégies de lutte contre ce fléau

Redigé par IGIHE
Le 14 janvier 2019 à 09:32

Musanze, Province du Nord, village de Kinkware, il s’y observe un nouveau phénomène de prostitution de très jeunes filles, à peine 18 ans. Celles-ci auraient dû fréquenter l’école. Elles prennent cette option facile surtout quand est organisé le marché public de la région qui a lieu les mardi, les jeudi de la semaine.

" Il est triste de constater que ces jeunes filles à peine nubiles s’exercent à ce jeu malsain de prostitution", dit une mère Vénantie Nyiramisago, écoeurée de voir ce théâtre de mauvais goût.

"Elles mettent des jupes courtes et s’offrent aux hommes pour des danses obscènes dans les cabarets de ce centre de négoce de Kinkware. Du coup, les grossesses non désirées surviennent nombreuses", ajoute-t-elle dépitée se demandant ce que font les dirigeants de la place et ce qu’est devenue l’éducation traditionnelle de la jeune fille au foyer.

"Les petites soirées des jours de marché sont vraiment terribles. Certaines de ces jeunes filles ont déjà assez bu au point de perdre la tête. Alors les relations sexuelles se font quand elles sont dans un état comateux", renchérit Marcellin Niyonkuru qui assiste souvent à ces scènes obscènes.

Selon Marcellin, il faut que les pouvoirs publics comprennent que ce fléau fait des ravages dans la jeunesse et qu’ils interviennent dans les meilleurs délais.

Des dirigeants au niveau provincial interrogés citent d’autres places dans la région où ce phénomène de prostitution de la jeune fille pubère se constate.

"Nous allons mener en partenariat avec les autorités provinciales et de district des causeries dans toutes les écoles de la province. Même les écolières seront conviées à ces débats car elles aussi s’adonnent à ce jeu dangereux de sexualité précoce sans savoir ce qu’elles font ni les conséquences qui les attendent", a confié à IGIHE Modesta Uwitonze, coordinatrice du CNF/Conseil National des Femmes en Province du Nord.

La pauvre ne comprend pas que le travail pour être bien mené relève de la psychologie de l’adolescent, que par conséquent c’est une étude étendue qui requiert des sociologues chévronnés.

Elle comme Marie Claire Uwamariya, Vice Maire Affaires Sociales de District Musanze, raisonnent toujours dans la logique de la culture traditionnelle quand le monde, le mode et les moyens de production dans une actuelle compétition économique impitoyable refaçonnent de nouveaux comportements, aspirations et autres réorientations de l’esprit des jeunes gens.

"Ce problème, nous allons en faire une priorité des priorités.Même des personnes adultes ne devraient pas s’adonner à cette pratique de la prostitution. Nous allons les grouper pour une causerie active. Elles apprendront à former des groupes qui apprendront à travailler avec l’aide de l’autorité afin d’elles dépassent cette mauvaise pratique", a dit Marie Claire Uwamariya.

Curieux de voir de tels dirigeants qui pensent rarement à solutionner des problèmes sociaux après les avoir confiés à des experts en la matière.

Néanmoins, le phénomène Prostitution des jeunes filles en Province du Nord, District de Musanze a été documenté en 2018 pour cibler 400 jeunes filles qui s’y adonnent prétextant le peu de moyens quoique d’autres ont semblé y avoir pris goût.


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