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Une lutte particulière contre la corruption dans la justice et l’offre des marchés.

Redigé par IGIHE
Le 3 janvier 2019 à 10:20

Lors du Forum des Partis politiques ce jeudi 27 décembre 2018 à Kigali, l’Ombudsman Murekezi Anastase a demandé à toutes les instances de combattre la corruption, en particulier dans le secteur de la justice et de l’offre des marches, car elle gangrène l’économie du pays et provoque la haine des habitants pour leurs dirigeants. Il a reconnu que le Rwanda a franchi un pas dans la lutte contre la corruption mais qu’il n’est pas encore arrivé où il voudrait être.

Le Rapport de 2017 de Transparency International Rwanda, une organisation qui lutte contre la corruption et l’injustice, a classé le Rwanda 3ème parmi les pays africains où la corruption est faible, et 45ème au niveau mondial avec 55%. Sa recherche effectuée en 2018 dans 10 Districts du Rwanda a montré que la corruption dans l’offre de services en secteur privé est estimée à 19.2%, à 15.14% dans la Police Service du traffic routier, à 12.93% dans le REG et 33% dans l’offre des marchés en secteur privé. Il est dit qu’en gros la petite corruption a été évaluée, en 2018, à 7 milliards frw.

C’est ce qui fait dire l’Ombudsman Murekezi qu’une mobilisation va être élargie chez tous les rwandais jusque dans les écoles pour leur faire comprendre les méfaits de la corruption et leur demander de donner des informations là où ils en ont eu vent.
“Nous devons donc user de toutes nos forces dans la lutte contre la corruption dans l’offre des marchés publics pour que les dirigeants des instances étatiques et les concurrents travaillent tous dans la transparence”, a–t–il dit.

Il a ajouté qu’une raison qui fait que la corruption mérite une lutte particulière dans l’offre des marchés publics est que cet argent provient des impôts des citoyens contribuables qui doivent voir ce qui en est issu.

“Le juge est chargé de rendre la justice aux habitants. Quand il est corrompu il devient partial et le pays qui a perdu la crédibilité dans l’octroi de la justice est mis sur une mauvaise ligne. Nous voulons que les rwandais aient confiance dans la justice du Rwanda”, a dit Murekezi.

“L’usage de la technolgie dans le service de la justice et l’offre des marchés publics réduira la corruption. Celle–ci, grande ou petite, gangrène l’économie du pays”, a–t–il poursuivi.

L’Ombudsman a dit que beaucoup de dirigeants proviennent des partis politiques et a demandé à leurs représentants de mettre dans leurs programmes directeurs celui de la lutte contre la corruption.

“Si les partis politiques font de cette lutte leur objectif, notre tâche en sera plus aisée car la corruption engendre l’injustice” a–t–il fait observer.
Nous allons nous aussi collaborer dans cette lutte, surtout que cette corruption ronge l’économie du pays et handicape le dévéloppement des habitants. Ce que nous allons faire c’est localiser où elle est prévalente”, a dit l’Hon. Mukabunani Christine, Présidente du PS Imberakuri.

Elle a dit qu’ils pointeront du doigt partout où elle sera détectée, surtout chez ceux qui sont communément appelés les gros poissons. La loi prévoit qu’un juge reconnu coupable de corruption est puni par une peine d’emprisonnement entre 10 et 12 ans et d’une amende équivalente à entre 3 et 5 fois la valeur de la chose reçue. Le citoyen ordinaire est puni par un emprisonnement entre 5 et 7 ans et d’une amende équivalente à entre 3 et 5 fois la valeur de la chose donnée ou reçue.

Il est à noter qu’au Rwanda la corruption est devenue un crime imprescriptible.


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