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Une effervescence autour du Corridor Central avec Chemin de fer Dar-Isaka-Kigali dans 3-5 ans

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 2 mai 2019 à 11:57

Le Ministre du transport, Jean de Dieu Uwihanganye vient d’être convoqué par le Parlement pour une question orale ce mardi 30 avril 2019. Il devait faire un état d’avancement des travaux de construction du chemin de fer reliant Kigali au port de Dar Es Salaam, pour ce qui est appele le Corridor Central.

La convocation s’avérait-elle importante pour les parlementaires rwandais au moment où les activités commerciales du Corridor Nord reliant Kigali au Port de Mombasa en passant par Katuna-Kampala et Nairobi tournent au ralenti à cause des actuelles difficiles relations rwando ugandaises.

Le Ministre Uwihanganye a répondu aux questions des parlementaires qui sont inquiets de la hausse des prix des produits de consommation courante sur le marché local. La relance du Corridor Central vient donc comme une bouée de sauvetage et de diversification des routes commerciales de désenclavement du Rwanda.

Le type de vehicule qui sera choisi roulera 120 Km/h pour v ehicule-passagers et 80km/h pour marchandises. On comprend bien que le temps que prendra un wagon de Dar-Es-Salaam Kigali sera de quelques 7 a 8 heures de trajet

Le Ministre du transport, Jean de Dieu Uwihanganye vient d’être convoqué par le Parlement pour une question orale ce mardi 30 avril 2019. Il devait faire un état d’avancement des travaux de construction du chemin de fer reliant Kigali au port de Dar Es Salaam, pour ce qui est appele le Corridor Central.
Le Projet Chemin de Fer Dar-Es-Salaam- Isaka - Kigali avec le tronçon Isaka-Kigali (532 Km) pour une bagatelle de 3.6 milliards de dollars avance à grands pas.
Il est prévu que pour la partie rwandaise, le tracé de ce chemin de fer passera du terminal de Ndera, dans le district urbain de Gasabo, à Kicukiro, Bugesera, Ngoma et Kirehe.

La démarche du Ministre Uwihanganye au Parlement rwandais répondait aussi à un souci de voir les parlementaires ratifier l’Accord rwando tanzanien de collaboration dans la construction du tronçon de chemin de fer Isaka-Kigali (128 Km côté rwandais et 394 côté tanzanien), accord qui a été signé le 9 mars 2018 entre les Gouvernements rwandais et tanzanien.

Le terminal de ce Chemin de fer sera construit dans le quartier Ndera (Est de Kigali) non loin de la Nouvelle Zone Industrielle de Masoro. Les marchandises devant etre acheminees dans les depots de MAGERWA a Masaka , quelque 5 Km du Terminal

L’Accord precise que le Rwanda devra débourser 1.2 milliards de dollars et 2.4 milliards pour la Tanzanie.

« L’étude de faisabilité du projet est terminé de notre côté. Le projet bien ficelé sera présentéau Conseil des Ministres de ce mois de mai pour approbation. Il est conçu dans le cadre du Partenariat Secteur Public-Secteur Privé(PPP). En effet, le Gouvernement rwandais affiche une réelle et active volonté politique promouvant la participation du secteur privé dans de tels méga projets. Notre philosophie est différente de la tanzanienne qui trouve que tout projet public doit être financé entièrement par l’Etat Tanzanien », a dit le Ministre semblant inviter les possesseurs de capitaux rwandais et autres à ne pas rater une telle opportunité de placement de leurs avoirs pour des intérêts et dividendes substantifs et durables.

Et ce ne sont pas les entreprises privées rwandaises qui manquent de liquidités pour ce type de placement avantageux.

Ce haut gestionnaire trouve que ce PPP est une formule qui vient à point nommé car, a confié le ministre aux parlementaires, « prendre un prêt de 1.3 milliards de dollars c’est une somme énorme qu’un pays comme le Rwanda ne peut pas se permettre à moins qu’il décide de faire tourner au ralenti les autres projets nationaux qu’il entreprend ».

Le Ministre a confié aux parlementaires que les deux parties sont entrain de s’entendre sur ce mode de financement des travaux de construction de ce chemin de fer dont on s’attend qu’il boostera un développement économique sans précédent avec une réduction de 40% des coûts de transport internationaux. Ce qui aura un impact sur l’attraction des investisseurs locaux et principalement étrangers.

Il est prévu que pour la construction de ce chemin de fer électrique qui fera un plafond de 120 Km/h pour le transport de passagers et de 80 pour les marchandises, la feuille de route montre que l’an 2019/2020 sera une année de mobilisation des fonds et 2020/2021 de recherche de contractants pour les dits travaux.


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