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Une centaine de députés kényans vont accompagner le président Kenyatta à la CPI

Redigé par APA
Le 6 octobre 2014 à 10:28

Au moins une centaine de députés, du pouvoir comme de l’opposition, ont déjà demandé et obtenu le visa pour accompagner le président Uhuru Kenyatta sommé de comparaître en personne mercredi prochain devant la Cour pénale internationale (CPI), selon les médias kényans.
Elu au premier tour de la présidentielle de l’année dernière en dépit des poursuites engagées contre lui par la justice internationale, Uhuru Kenyatta est accusé de crimes contre l’humanité commis dans son pays après les violences ayant suivi (...)

Au moins une centaine de députés, du pouvoir comme de l’opposition, ont déjà demandé et obtenu le visa pour accompagner le président Uhuru Kenyatta sommé de comparaître en personne mercredi prochain devant la Cour pénale internationale (CPI), selon les médias kényans.

Elu au premier tour de la présidentielle de l’année dernière en dépit des poursuites engagées contre lui par la justice internationale, Uhuru Kenyatta est accusé de crimes contre l’humanité commis dans son pays après les violences ayant suivi les élections de fin 2007.

Mardi, la Cour pénale internationale a rejeté une requête du président kényan, qui avait demandé l’autorisation de ne pas être présent en personne à une conférence de mise en état prévue le 8 octobre pour préparer l’ouverture de son procès.

‘’La chambre conclut, à la majorité, que l’intérêt de la justice dans cette affaire exige la présence physique de l’accusé ‘’, indiquent les juges dans leur décision rédigée en anglais.

Ils soulignent que cette conférence de mise en état est ‘’une étape importante dans la procédure ».

‘’Nous allons défendre la Nation parce que c’est la Nation qui est en procès. C’est notre souveraineté qui est en procès et en tant que représentants du peuple, nous allons soutenir le président », a expliqué le député Moses Kuria cité par The Nation, l’un des principaux quotidiens du Kenya.

Pour sa part, le président Kenyatta a appelé ses compatriotes à rester calmes. ‘’Ne soyez pas inquiétés par ce que vous entendez parce que ça finira, nous y mettrons fin », a assuré Kenyatta lors d’une messe de requiem vendredi à Nyandarua, dans le centre-ouest de son pays.

Selon The Standard, un autre journal kényan, plusieurs députés et membres du gouvernement ainsi que des dignitaires religieux présents à la cérémonie lui ont renouvelé leur soutien.

En revanche, la presse kényane dément les informations qui avaient circulé sur les réseaux sociaux au Kenya, annonçant que les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni accompagneraient leur jeune homologue au siège de la CPI, aux Pays-Bas.

Kagame et Museveni se trouvent au premier rang des chefs d’Etat africains soutenant que le président Kenyatta ne devrait pas comparaître devant la CPI.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, accuse les autorités kényanes de ne pas lui communiquer certains documents qu’elle estime pourtant cruciaux pour établir la responsabilité pénale de M. Kenyatta.

Nairobi, pour sa part, affirme coopérer pleinement.

Uhuru Kenyatta, qui clame son innocence, est poursuivi pour crimes contre l’humanité perpétrés dans son pays lors des violences qui avaient suivi les élections de fin 2007.

Selon un amendement du Règlement de procédure et de preuve de la CPI adopté par l’Assemblée des États parties en novembre 2013, certains accusés peuvent, sous réserve de l’autorisation des juges, comparaître par voie de vidéoconférence.

Un accusé faisant l’objet d’une citation à comparaître peut soumettre une requête écrite à la chambre aux fins d’être autorisé à être présent par voie de la technologie vidéo pour une ou des parties de son procès.

Cet amendement reconnaît par ailleurs, quand il s’agit d’examiner des requêtes de ce genre, un statut particulier à un accusé ‘’mandaté pour remplir des devoirs publics exceptionnels », comme Uhuru Kenyatta.

Cette modification a été apportée à la demande de l’Union africaine (UA) qui a engagé un bras de fer avec la Cour suite aux poursuites contre Kenyatta et son vice-président, William Ruto.


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