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Un expert en TICs plaide pour davantage de banques de données en Afrique.

Redigé par IGIHE
Le 1er avril 2019 à 12:51

Didier Nkurikiyimfura, expert en TICs, a déclaré qu’il est nécessaire de renforcer les capacités en Technologies de l’Information et Communication de l’Afrique pour pouvoir disposer de davantage de stockage virtuel de données.

Nkurikiyimfura est responsable du département Technologies et Innovation du Secrétariat Smart Africa, une agence qui vise à faire de l’Afrique une économie de la connaissance grâce aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
Aujourd’hui, seulement 1% de banques de données se trouvent en Afrique, alors que 99% sont en dehors du continent, a-t-il révélé.

Une banque de données est un référentiel constitué d’un grand groupe de serveurs informatiques en réseau et d’autres installations, notamment des routeurs, des commutateurs de réseau et des pare-feu. Il est utilisé pour le stockage, le traitement ou la distribution à distance de grandes quantités de données.

Il s’exprimait ainsi lors du « Sommet sur la cybersécurité » organisé par le Ministère des TIC et de l’innovation (MINICT), par le biais de l’Agence Rwandaise pour la Société de l’Information (RISA), lequel s’est clôturé vendredi 29 mars 2019 à Kigali.

Il s’agit d’une plate-forme où les responsables informatiques, tant du côté de l’offre que de la demande, peuvent se rencontrer et interagir pour prendre des mesures et apporter une réponse aux menaces de cybersécurité.

Parfois, a-t-il dit, les sociétés étrangères qui conservent les données des gouvernements et du secteur privé africains, soumises à leur propre législation, peuvent en acquérir un accès inapproprié, ce qui pourrait porter atteinte à la vie privée du client.

« C’est pourquoi nous souhaitons plaider pour des capacités concurrentielles en Afrique », a-t-il déclaré.
L’énergie, les bâtiments de connexion Internet, ainsi que la réglementation, font partie des infrastructures nécessaires à l’exploitation des banques de données.

À l’heure actuelle, a-t-il déclaré, il est difficile pour le continent de développer sa capacité de stockage de données car l’infrastructure en place est insuffisante.
« C’est donc un mouvement à deux sens. Une disponibilisation de plus d’infrastructures physiques, et une réglementation pour nous assurer de la protection des données stoquées, car une fois les données protégées, nos consommateurs le sont aussi », a-t-il observé.

Entre-temps, il est ressorti de la Conférence que la conservation des données dans certaines régions d’Afrique coûte cher, car on paie cinq à six fois plus que ce qu’ils devraient payer pour les garder dans des banques de données étrangères tels que Microsoft.

A ce propos, M. Nkurikiyimfura a déclaré : « Le problème fondamental est que nous n’avons pas d’économies d’échelle - l’avantage en termes de coût que nous avons lorsque la quantité de biens ou de services produits augmente."

Dans des pays comme les États-Unis, où de grandes banques de données sont gérées, c’est parce qu’ils ont été en mesure de stoquer des données pour des milliards de personnes dans le monde, a-t-il indiqué.
« Nous avons besoin d’un mécanisme pour rendre le stockage de données plus abordable », a-t-il déclaré.

Avec New Times.


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