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Suivi des Accords de paix rwando ugandais de Luanda, Mauvaise foi ugandaise ; 291 combattants rwandais rentrent

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 17 décembre 2019 à 12:23

Au cours des pourparlers rwando ugandais de vendredi dernier, 13 décembre à Kampala sur le Suivi des Accords de Paix signés à Luanda, des tatônnements de la partie ugandaise ont été observés. Les Négociateurs ugandais ont été priés de promettre que l’Uganda pourra chasser les groupes armés anti rwandais de RNC, FDLR et autre CNRD, de relâcher les milliers de Rwandais qui croupissent dans les geôles ugandaises et de promettre de ne plus harceler les Rwanda is en voyage ou résidant en Uganda.

A la fin de la session, les négociateurs ugandais ont tenté de convaincre la partie rwandaise de faire un communiqué de consensus relatant que tout a bien marché, dans un climat franc et convivial.

Non !, impossible, a dit le principal négociateur rwandais, le Ministre Olivier Nduhungirehe.

"Jamais je ne mentirai à mon peuple. Faites votre communiqué final en Luganda si vous le souhaitez. Moi, je rédigerai un communiqué sanctionnant la fin des travaux qyui n’ont pas bien marché", a ajouté le Ministre Olivier qui, tout au long des pourparlers, avait montré comment ces groupes armés anti rwandais bénéficiant du soutien matériel, génie militaire et arrière-base ugandais sont une menace sérieuse à la sécurité du Rwanda, que ces discussions devraient aboutir à la libération de milliers de citoyens rwandais arbitrairement arrètés et emprisonnés sur le sol ugandais, que cela nuit sérieusement à l’environnement des affaires et à la libre circulations des personnes et des biens entre les deux pays.

La rencontre de Kampala s’est donc conclue sur une malheureuse note de non confiance. D’aucuns disent que les vieux septuagénaires dinosaures ugandais de l’équipe de négociation dont Sam Kuteesa/Affaires étrangères, regardaient dédaigneusement la rwandaise d’apparence très jeune dont le Ministre Nduhungirehe, à peine quarante ans.

La délégation rwandaise produisait des preuves au delà de tout soupçon montrant que les services de renseignement ugandais étaient derrière les attaques que le Rwanda a subi récemment à Kinigi, une bourgade localisée aux pieds du Parc des Virunga. Ceci et bien d’autres preuves de soutien de l’Uganda aux groupes armés anti rwandais ont laissé les négociateurs ugandais pantois. Ils n’omnt pas su quoi dire. Tout autant, la délégation rwandaise a documenté les voyageurs et autre résidants rwandais en uganda et qui ont été arbitrairement arrêtés, illégalement emprisonnés, les uns torturés dans des "safe houses", d’autres dans des prisons.

"La seule conclusion à laquelle les deux parties sont parvenues est que le dossier est laissée à la bonne diligeance de la rencontre des deux présidents Paul Kagame et Yoweri Museveni", rapporte-t-on.

Le RDC active et décidé à faire un coup de balai dans l’Est de la RDC, 291 combattants FDLR rapatriés

L’Observateur-Médiateur angolais a tenté de faire comprendre que le silence de la partie ugandaise face à l’assaut de la rwandaise signifiait que les Ugandais étaient mis devant un fait accompli, qu’il fallait accepter les faits.
"Si vous ne voulez pas régler la question de Kayumba Nyamwasa (Général dissident rwandais à la tête du RNC/Rwanda National Congress), vous pouvez vous retrouver devant un problème autrement difficile", a-t-il conseillé".

Entretemps, les forces armées congolaises ont arrêté quelques 1900 combattants FDLR/Forces Démocratiques de Libération du Rwanda. En ce lundi 16 décembre 291 d’entre eux ont décidé de leur plein gré de rentrer dans leur pays.

Curieux de voir deux démarches différentes congolaises et ugandaises. Au moment où la RDC de Thsisekedi veut pacifier son pays et le débarraser de tous les groupes armés qui empêchent un développement économique durable dans l’Est de la RDC, l’Uganda peine à renforcer l’action de ces groupes rebelles qui risquent d’enflamer toute la région.


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