Le pilote de Red Bull s’exprimait ce 25 octobre 2026, après les qualifications du Grand Prix des États-Unis à Austin, au Texas, lors d’un échange avec des journalistes néerlandais.

Indiquant qu’il ne souhaitait pas s’impliquer davantage dans les débats politiques et sociaux concernant les États qui accueillent des courses de Formule 1, Verstappen a indiqué que les mêmes critiques pouvaient être formulées à propos de nombreux autres pays.

Quant à sa participation éventuelle au premier Grand Prix organisé au Rwanda, prévu au début des années 2030, le pilote a préféré rester prudent, indiquant simplement qu’il faudrait attendre pour voir s’il serait encore en activité à cette période.

En effet, la Formule 1 a annoncé, le 13 octobre 2026, la signature d’un accord de dix ans avec le Rwanda pour organiser le Grand Prix d’Afrique au début des années 2030. La course se déroulera sur un nouveau circuit prévu à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, à proximité du futur aéroport international.

Conçu avec la participation de l’ancien pilote de Formule 1 Alexander Wurz, le circuit devrait mesurer environ six kilomètres et comporter 17 virages, tandis que sa configuration définitive et la date exacte de la première course restent à préciser.

Cette décision marque le retour de la Formule 1 en Afrique, qui n’a plus accueilli de Grand Prix depuis 1993, année de la dernière course organisée à Kyalami, en Afrique du Sud. Le Maroc avait également accueilli une épreuve du championnat du monde en 1958.

Pour sa part, la Formule 1 présente ce projet comme une occasion de développer le sport sur le continent africain et de toucher de nouveaux publics. Les autorités rwandaises mettent notamment en avant les retombées attendues en matière de tourisme, d’investissements, d’emplois et de développement des infrastructures.

De son côté, le septuple champion du monde Lewis Hamilton a, lui aussi, soutenu l’organisation d’un Grand Prix en Afrique, tout en estimant que cette initiative ne devait pas faire oublier les problèmes politiques et humanitaires du continent.

Le pilote britannique a expliqué que la présence de la Formule 1 en Afrique pouvait contribuer à mieux faire connaître ses pays, leurs cultures et leur histoire.

Hamilton, dont le contrat avec Ferrari court jusqu’à la fin de 2027, a même évoqué la possibilité de prolonger sa carrière si ses performances et sa condition physique le lui permettent, afin de participer à cette compétition prévue au Rwanda.

Le quadruple champion du monde de Formule 1, Max Verstappen, a relativisé les critiques visant le Rwanda, estimant que les controverses liées à l’accueil d’un Grand Prix concernent aussi d’autres pays du calendrier