Cette réunion intervient après plusieurs jours de tensions internes, marqués notamment par les déclarations d’Arsène Wenger, responsable du développement du football mondial à la FIFA, qui a pris ses distances avec le projet désormais abandonné. L’ancien entraîneur d’Arsenal a estimé que le retrait de cette initiative était « nécessaire », renforçant les critiques visant la direction de la FIFA.

Au cœur de la polémique figure le projet de création d’une nouvelle structure commerciale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), qui devait permettre à des investisseurs privés de prendre des participations dans certains actifs commerciaux de la FIFA, notamment ceux liés à la Coupe du monde et à d’autres compétitions majeures.

L’objectif affiché était de mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir le développement du football dans les différentes fédérations membres. Toutefois, l’initiative a provoqué une forte opposition de plusieurs grandes confédérations, notamment l’UEFA, qui a dénoncé un manque de transparence et l’absence de consultation suffisante.

L’UEFA et ses 55 fédérations nationales ont rejeté unanimement le projet, estimant que la Coupe du monde ne devait pas être considérée comme un produit financier destiné à des investisseurs privés.

La pression s’est accentuée après les réactions de plusieurs responsables de la FIFA. Le secrétaire général de l’organisation, Mattias Grafström, a exprimé ses regrets concernant la crise provoquée par cette initiative et a critiqué indirectement la manière dont le dossier a été géré.

Arsène Wenger, qui avait été présenté comme un soutien important des projets de développement de la FIFA, a également pris ses distances avec cette initiative, affirmant que son abandon était nécessaire pour « préserver l’unité du football mondial ».

Face à la contestation grandissante, Gianni Infantino a finalement annoncé l’abandon du projet, affirmant que celui-ci avait créé des divisions qui n’étaient plus compatibles avec l’objectif initial de développement du football.

Mais cette décision n’a pas suffi à calmer les critiques. Plusieurs dirigeants du football estiment que cette affaire révèle des inquiétudes plus larges concernant la gouvernance de la FIFA et le pouvoir accru du président depuis son arrivée à la tête de l’organisation en 2016.

La crise intervient également alors que Gianni Infantino cherche à consolider son influence avant l’élection présidentielle de la FIFA prévue en 2027.

Gianni Infantino, a convoqué une réunion d’urgence de la direction de l’instance à Rabat, alors qu’il fait face à une nouvelle polémique liée à un projet d’ouverture du financement de la Coupe du monde aux investisseurs privés