Interrogé par Sam Jacobs, rédacteur en chef du magazine, sur les perspectives d’un retour de la Formula 1 en Afrique, Domenicali a déclaré que le Rwanda était, à ce stade, le seul pays à avoir soumis une proposition concrète, dans un échange publié le 20 octobre.
« D’un point de vue pragmatique, le Rwanda est le seul pays à nous avoir présenté un projet sérieux », a-t-il notamment indiqué.
Cette déclaration intervient une semaine après l’annonce, le 13 octobre 2026 à Kigali, d’un accord de dix ans entre Formula 1 et le Rwanda, en présence du président Paul Kagame et du président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Mohammed Ben Sulayem. L’accord prévoit l’organisation du Grand Prix d’Afrique (Formula 1 African Grand Prix, presented by Visit Rwanda) au début des années 2030.
Un circuit à construire à Bugesera
La première édition de cette course au Rwanda dépendra notamment de la construction d’un circuit spécialement conçu pour accueillir les compétitions de Formula 1 dans le district de Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, à proximité du futur aéroport international de Kigali.
Selon les premières informations communiquées par Formula 1, le circuit envisagé s’étendra sur environ six kilomètres et comprendra 17 virages. Sa conception doit tenir compte du relief de la région, avec des dénivelés importants destinés à offrir un tracé exigeant aux pilotes.
L’infrastructure devra répondre aux normes de catégorie 1 de la FIA, condition indispensable pour accueillir une course du championnat du monde de Formula 1. Le projet est piloté par le Rwanda Development Board (RDB), dans le cadre d’une stratégie plus large visant à développer le tourisme, les infrastructures et les activités économiques liées au sport.
Plus de 30 ans d’absence
Le retour de Formula 1 en Afrique mettra fin à une absence de plus de 30 ans. La dernière course du championnat du monde organisée sur le continent remonte à 1993, sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud.
Avant cette dernière édition sud-africaine, le Maroc avait également accueilli une manche du championnat du monde en 1958. Le projet rwandais marquera donc une nouvelle étape dans l’histoire de la discipline sur le continent.
Pour le Rwanda, cet accord représente une nouvelle initiative visant à renforcer sa visibilité internationale à travers l’organisation de grands événements sportifs. Les autorités espèrent notamment attirer davantage de visiteurs, stimuler les investissements, créer des emplois et favoriser le développement de compétences locales dans les métiers du sport et de l’ingénierie.




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