Selon les informations disponibles, l’étude porte notamment sur le potentiel écologique, environnemental et touristique des différentes îles ainsi que sur les possibilités de créer des activités économiques durables au bénéfice des communautés riveraines.
Le lac Kivu compte 113 îles au Rwanda, réparties entre les districts de Rusizi, Nyamasheke, Rutsiro, Karongi et Rubavu, le district de Rutsiro en comptant à lui seul 42. Ces données figurent notamment dans le Plan directeur national d’utilisation des terres du Rwanda.
Le projet ne signifie toutefois pas que l’ensemble des îles du lac Kivu seront transformées en parc. L’objectif de l’étude est précisément d’identifier celles qui présentent les caractéristiques nécessaires à une éventuelle protection.
Cette démarche doit permettre de trouver un équilibre entre conservation de la biodiversité, activités humaines et développement touristique, notamment dans les zones où les populations dépendent déjà des ressources du lac.
Le RDB considère par ailleurs le lac Kivu comme une zone prioritaire pour le développement touristique. Plusieurs activités y sont déjà proposées ou envisagées, notamment les sports nautiques, les randonnées, le cyclisme, le tourisme communautaire et les excursions en bateau.
L’Office prévoit également le développement de marinas à Rubavu, Karongi et Rusizi, ainsi que de stations d’accostage à Rutsiro et Nyamasheke.
Le développement de nouvelles attractions autour des îles pourrait contribuer à diversifier l’offre touristique rwandaise au-delà des principaux parcs nationaux.
Le Rwanda a en effet généré un record de 685 millions de dollars (environ 997,9 milliards de francs rwandais) en 2025, soit une hausse de 6 % par rapport à 2024, porté par 1,49 million de visiteurs internationaux (en augmentation de 9 %), selon le rapport annuel de l’année publié par le Rwanda Development Board.
La valorisation touristique des îles du lac Kivu pourrait ainsi constituer une nouvelle source de revenus pour les communautés riveraines, notamment à travers les excursions, l’écotourisme, l’hébergement et d’autres activités liées au tourisme.
Au-delà du tourisme, le projet vise à renforcer la protection des écosystèmes présents sur les îles. Le Plan national d’utilisation des terres prévoit déjà le développement de formes d’écotourisme compatibles avec la conservation des zones naturelles.
L’enjeu sera donc de déterminer quelles îles peuvent être protégées sans compromettre les activités des populations qui y vivent ou qui en dépendent.
L’étude en cours devrait permettre de disposer d’une base scientifique pour décider quelles îles pourraient bénéficier d’un statut de protection et sous quelle forme. Selon les informations publiées sur le projet, les résultats doivent également servir à orienter les investissements touristiques et les mesures de conservation à long terme.
À terme, la transformation de certaines îles du lac Kivu en espaces protégés pourrait donc permettre au Rwanda de renforcer simultanément la conservation de la biodiversité, le tourisme et les retombées économiques pour les communautés locales.




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