Selon son directeur commercial par intérim, Reuben Mbonye, cité par 'Aviation Week', l’Europe et l’Asie de l’Est comptent parmi les principales régions ciblées par la compagnie, qui n’a toutefois pas encore officiellement annoncé ses nouvelles destinations.

Francfort, en Allemagne, est envisagée comme une nouvelle destination, tandis que Mumbai, en Inde, et Guangzhou, en Chine, figurent parmi les villes vers lesquelles RwandAir pourrait reprendre des vols précédemment suspendus.

La compagnie dessert actuellement plusieurs destinations long-courriers, notamment Londres, Paris, Bruxelles, Dubaï et Doha, en plus de son réseau reliant Kigali à plusieurs villes d’Afrique de l’Est, centrale, occidentale et australe.

L’expansion sera soutenue par l’arrivée de cinq Airbus A330-200, tous exploités dans le cadre de contrats de location. Le premier appareil a été réceptionné en août 2026 et est déjà en service commercial avec 226 sièges. Les quatre autres doivent rejoindre progressivement la flotte.

Selon leur configuration, ces appareils peuvent accueillir entre 220 et 270 passagers. Le premier A330 est notamment utilisé pour accroître les capacités sur les liaisons européennes, avec davantage de fréquences vers Paris et Bruxelles.

RwandAir prévoit par ailleurs de presque doubler sa flotte au cours des cinq prochaines années. La compagnie ambitionne également de faire passer son trafic de un peu plus d’un million de passagers en 2023/2024 à plus de 2,1 millions par an en 2028/2029.

Cette croissance doit permettre à la compagnie d’augmenter les fréquences sur ses lignes existantes, d’ouvrir de nouvelles destinations et de renforcer le rôle de Kigali comme hub reliant l’Afrique à l’Europe, l’Asie et d’autres marchés internationaux.

Une expansion soutenue par l’aéroport de Bugesera

Le développement de RwandAir intervient parallèlement à la construction du nouvel aéroport international de Bugesera, un projet estimé à environ 2 milliards de dollars, réalisé en partenariat avec Qatar Airways, qui détient une participation de 60 %.

La première phase, attendue en 2028, doit permettre d’accueillir 7 millions de passagers par an. Une deuxième phase, prévue autour de 2032, porterait cette capacité à 14 millions de passagers annuels.

Le nouvel aéroport devrait ainsi offrir au Rwanda une capacité nettement supérieure à celle de l’actuel aéroport international de Kigali pour développer ses liaisons internationales.

Cependant, cette expansion intervient dans un contexte difficile pour les compagnies aériennes africaines. Reuben Mbonye a indiqué que la hausse des prix du carburant avait augmenté les coûts d’exploitation de RwandAir, poussant la compagnie à revoir ses tarifs.

Le secteur aérien africain reste également confronté aux prix élevés du carburant, aux taxes, aux redevances aéroportuaires et aux difficultés d’accès à certains marchés, des facteurs qui contribuent au coût relativement élevé du transport aérien sur le continent.

RwandAir envisage d’ouvrir ou de reprendre des liaisons vers Francfort, Mumbai et Guangzhou dans le cadre d’une importante phase d’expansion