Cette rencontre, tenue le 29 juin 2026 à Moscou, a réuni les représentants de l’Autorité rwandaise de l’énergie atomique (RAEB) et ceux de l’entreprise publique russe Rosatom, spécialisée dans le secteur nucléaire.

Les travaux ont été coprésidés par Dr Lassina Zerbo, conseiller du Président Paul Kagame chargé des questions énergétiques et président du conseil d’administration de la RAEB, ainsi que par Kirill Komarov, directeur général adjoint de Rosatom chargé du développement et des activités commerciales internationales.

Au cours de cette première session, les deux parties ont fait le point sur l’état d’avancement de plusieurs axes de coopération, notamment le projet de développement d’une centrale nucléaire au Rwanda, l’utilisation des technologies nucléaires dans des secteurs autres que la production d’électricité, ainsi que la création d’un Centre de recherche et de technologie nucléaires.

Les discussions ont également porté sur le renforcement des capacités nationales, à travers la formation d’experts rwandais, le développement des compétences et la mise en place des infrastructures nécessaires à la réalisation du programme nucléaire du pays.

À l’issue de la réunion, Kigali et Moscou ont signé un document définissant les modalités de coopération pour le développement de projets liés aux petits réacteurs modulaires nucléaires (SMR – Small Modular Reactors).

Selon Kirill Komarov, cette nouvelle étape marque le passage d’une coopération fondée sur des accords généraux à une phase axée sur des projets concrets.

« Nous passons des accords généraux à une coopération pratique dans plusieurs domaines : de la formation du personnel et du développement des infrastructures nucléaires aux projets de recherche nucléaire et aux petits réacteurs modulaires », a-t-il déclaré, ajoutant que Rosatom était prêt à rester « un partenaire fiable » du Rwanda dans la mise en œuvre de son programme nucléaire.

Du côté rwandais, Dr Lassina Zerbo a indiqué que l’objectif était d’intégrer l’énergie nucléaire dans le bouquet énergétique national au début des années 2030 afin de répondre à la demande croissante en électricité.

« Notre priorité est d’intégrer l’énergie nucléaire dans notre réseau électrique au début des années 2030, afin de répondre à la demande croissante en énergie au Rwanda », a-t-il affirmé.

Il a souligné le fait que le développement du nucléaire représentait avant tout un investissement dans les ressources humaines, la recherche scientifique et le développement durable. Selon lui, le Comité conjoint de coordination permettra de transformer les engagements pris entre les deux pays en actions concrètes.

Le Rwanda et la Russie coopèrent dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire depuis 2018. Cette coopération avait notamment conduit à la signature d’accords portant sur la construction d’un Centre de recherche nucléaire au Rwanda ainsi que sur la mise en place de laboratoires spécialisés.

La réunion de Moscou s’est tenue dans le cadre d’une visite de la délégation rwandaise en Russie, qui comprenait également une participation à un forum international de la jeunesse organisé à Obninsk et une visite des installations industrielles de Rosatom à Podolsk.

Le Rwanda et la Russie ont tenu la première réunion du Comité conjoint de coordination consacré à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire