Le chef de l’État exercera cette fonction aux côtés de Marc Benioff, président-directeur général de Salesforce, tandis que la secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Doreen Bogdan-Martin, assurera les fonctions de vice-présidente.

Créée avec le soutien de l’UIT et de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), cette commission a pour mission de veiller à ce que les bénéfices de l’intelligence artificielle profitent à tous les pays, en particulier aux économies en développement, afin de réduire les inégalités technologiques à l’échelle mondiale.

La commission poursuit les travaux engagés par la Commission des Nations Unies sur le haut débit (Broadband Commission), active de 2010 à 2025, qui œuvrait en faveur de l’accès universel à Internet.

Plutôt que de privilégier une réglementation stricte, le nouvel organe entend favoriser le dialogue international sur la gouvernance de l’IA, élaborer des normes techniques communes et accompagner les États dans le développement de leurs capacités en matière d’intelligence artificielle.

La commission rassemble plus de quarante dirigeants issus des secteurs public et privé. Elle compte notamment parmi ses membres Jensen Huang, directeur général de Nvidia, Andy Jassy, PDG d’Amazon, Brad Smith, vice-président de Microsoft, ainsi que des représentants d’entreprises spécialisées dans l’IA comme Anthropic et Cohere.

Elle réunit également des responsables de grandes entreprises telles qu’Accenture et Reliance Industries, les présidents de l’Estonie et de l’Islande, des ministres des gouvernements de Singapour et du Nigeria, ainsi que des représentants de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Union africaine.

Cette nomination vient par ailleurs renforcer le rôle du Rwanda dans le développement des technologies numériques. Depuis plus de deux décennies, le Président Kagame a fait du numérique un pilier de la transformation économique du pays, ayant déjà présidé la Commission des Nations Unies sur le haut débit, qui a contribué à promouvoir l’accès à Internet dans le monde.

Au Rwanda, l’intelligence artificielle est désormais utilisée dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la santé, l’éducation, la justice, l’agriculture, le commerce, la sécurité et plusieurs autres domaines essentiels au développement du pays.

Le gouvernement poursuit également le renforcement de son écosystème numérique. Le 8 juin 2026, le Conseil des ministres a approuvé la création d’une Agence nationale de l’intelligence artificielle, chargée de stimuler l’innovation, d’attirer les investissements et d’accélérer l’intégration de l’IA dans les politiques publiques et le développement économique.

À travers cette nouvelle commission, le Président Kagame entend plaider pour une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle qui permette aux pays en développement de tirer pleinement parti de cette technologie. L’objectif est de transformer le potentiel de l’IA en solutions concrètes favorisant l’innovation, la croissance économique et le développement durable.

De son côté, Marc Benioff, cofondateur de Salesforce et figure influente du secteur technologique, souligne que l’avenir de l’intelligence artificielle dépend avant tout de la confiance qu’elle inspire. Selon lui, les avancées de l’IA ne produiront des bénéfices durables que si cette technologie est développée et utilisée de manière sûre, éthique et responsable.

Le Président Paul Kagame a été nommé coprésident de la nouvelle Commission mondiale des Nations Unies pour une intelligence artificielle au service du bien commun 'AI for Good Global Commission'.