Le Président s’exprimait ce mercredi 28 octobre 2026 lors de la deuxième réunion de la Commission mondiale « AI for Good », qu’il copréside avec Marc Benioff, PDG et cofondateur de Salesforce. La réunion virtuelle a réuni Benioff, la Secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Doreen Bogdan-Martin, vice-présidente de la commission, ainsi que les autres membres.
La commission examine les moyens de faire en sorte que l’IA génère des bénéfices économiques et sociaux à travers le monde, notamment en élargissant son accès, en renforçant la confiance dans cette technologie et en favorisant son utilisation au service du développement.
« L’objectif de cette commission est de faire en sorte que l’IA atteigne tout le monde, partout, sans exception », a déclaré le Président..
Il a estimé que les bénéfices de l’IA pourraient être davantage partagés si des personnes issues de différents milieux participaient à la définition de son avenir. Il a également appelé les membres de la commission à continuer de poser des questions difficiles et à mobiliser leur expertise et leurs ressources pour trouver des solutions concrètes.
Le Rwanda accélère sa stratégie dans l’IA
Cette position intervient alors que le Rwanda cherche à renforcer son écosystème national de l’intelligence artificielle. En juin 2026, le Conseil des ministres a approuvé la création de l’Agence nationale de l’intelligence artificielle, chargée de coordonner le développement, l’innovation, les investissements, l’adoption et la gouvernance de l’IA dans le cadre de la transformation numérique du pays.
Mardi 27 octobre, Kagame a nommé trois responsables pour diriger les principaux départements de l’agence. Olivier Twagirayezu a été nommé directeur des opérations, Jessica Ingabire directrice de la mise en œuvre et Robert Kayinamura directeur de la stratégie et des partenariats.
L’agence aura notamment pour mission d’appuyer la transformation de l’administration publique, la recherche, le développement des compétences, l’éthique et la sécurité de l’IA, le développement de l’industrie, la commercialisation des solutions ainsi que les partenariats internationaux.
Au Rwanda, l’IA est progressivement considérée comme un outil pouvant améliorer les services publics et soutenir la croissance économique. Son utilisation et les initiatives qui l’accompagnent concernent notamment la santé, l’agriculture et l’administration publique.
Le développement de ces technologies ouvre également des perspectives dans la recherche, l’entrepreneuriat, la création d’emplois qualifiés et l’amélioration de la productivité. Pour un pays qui mise fortement sur la transformation numérique, l’IA constitue ainsi un nouvel axe de développement technologique.
Mais l’essor de l’IA soulève également plusieurs défis, notamment en matière de compétences, d’accès équitable aux technologies, de protection des données, d’éthique et de sécurité.
La transformation du marché du travail figure aussi parmi les principales préoccupations, l’automatisation pouvant réduire la demande pour certaines tâches et certains emplois, tout en créant de nouveaux métiers nécessitant des compétences adaptées.
Pour le Rwanda, l’enjeu sera donc également de préparer les travailleurs à cette évolution à travers la formation et le développement de nouvelles compétences.
Le Président Kagame a indiqué que le Rwanda était prêt à jouer un rôle moteur dans l’initiative « AI for Good in Action », qui vise à soutenir et à développer à plus grande échelle des initiatives utilisant l’IA pour répondre à des besoins concrets.
« Le Rwanda est également prêt à promouvoir le travail mené dans le cadre de l’initiative AI for Good in Action, dans laquelle certaines de nos initiatives nationales peuvent être développées à plus grande échelle », a-t-il déclaré.
La Commission mondiale « AI for Good » entend précisément réunir gouvernements, entreprises et organisations internationales autour de solutions permettant d’élargir l’accès à l’IA et de faire en sorte que son développement contribue au progrès économique et social.
Le Chef de l’État a été nommé coprésident de cette commission avec Marc Benioff lors de son lancement par l’UIT en juillet 2026, tandis que Doreen Bogdan-Martin en assure la vice-présidence.







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