Selon les données officielles, 41 nouveaux cas ont été confirmés en l’espace de 24 heures, contre 635 cas recensés la veille. Tous les cas signalés ont été confirmés à la suite d’analyses réalisées en laboratoire.
La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 629 cas enregistrés. C’est dans cette province que la présence du virus avait été officiellement confirmée le 15 mai dernier après des examens de laboratoire.
Les autorités sanitaires ont également recensé 44 cas dans la province du Nord-Kivu et trois autres dans celle du Sud-Kivu.
Par ailleurs, le bilan humain continue de s’alourdir. À ce jour, 136 personnes ont succombé à la maladie, dont neuf décès signalés le 10 juin. Parallèlement, 32 patients ont été déclarés guéris, parmi lesquels deux personnes récemment autorisées à quitter l’Hôpital général de Bunia, en Ituri. Au 9 juin, le taux de létalité de l’épidémie était estimé à 20 %.
L’épidémie a également franchi les frontières congolaises. Le ministère de la Santé de l’Ouganda a indiqué, le 9 juin, que 19 cas liés à cette flambée avaient été détectés à Kampala. Parmi eux, 12 patients étaient toujours hospitalisés, cinq avaient guéri tandis que deux étaient décédés.
En l’absence de traitement spécifique ou de vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, les autorités sanitaires appellent la population à redoubler de vigilance et à respecter les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains à l’eau propre.
Les personnes présentant des symptômes tels qu’une forte fièvre, des vomissements, des diarrhées ou des saignements sont invitées à consulter rapidement un établissement de santé.
En effet, une prise en charge précoce permet d’augmenter les chances de survie grâce aux traitements destinés à soulager les symptômes de la maladie, selon les autorités sanitaires.



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