Cette étape intervient après la sortie d’hôpital du dernier patient atteint d’Ebola en Ouganda, le 16 juillet 2026, les 42 jours correspondant à deux fois la durée maximale d’incubation du virus et constituant le seuil internationalement établi pour confirmer la fin de la transmission d’une épidémie.
Bien que le pays ait déclaré l’interruption de la propagation le 28 juillet, après avoir enregistré 42 jours sans nouveau cas, les autorités ont néanmoins maintenu les mesures de surveillance et de contrôle après la sortie du dernier patient.
L’Ouganda avait déclaré l’épidémie le 15 mai 2026, après la détection de cas liés au virus Ebola de Bundibugyo.
Au total, 20 cas confirmés ont été enregistrés, dont 15 importés de la République démocratique du Congo (RDC) et cinq contractés localement par des personnes ayant été en contact avec des cas importés, notamment des agents de santé.
Au total, 18 patients se sont rétablis et deux sont décédés, alors que plus de 800 personnes ayant été en contact avec des cas ont fait l’objet d’un suivi.
« L’Ouganda a démontré qu’avec une action décisive, les épidémies d’Ebola peuvent être rapidement maîtrisées », a déclaré le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS et Africa CDC ont attribué la maîtrise de l’épidémie au leadership des autorités, à la détection précoce des cas, au traçage des contacts, à l’isolement et à la prise en charge des patients, ainsi qu’au renforcement de la surveillance et de la prévention des infections.
Le directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya, a également salué la réponse de l’Ouganda, estimant qu’elle démontrait qu’Ebola pouvait être maîtrisé lorsque les autorités agissent rapidement et que les systèmes de santé sont suffisamment préparés.
Cette annonce intervient alors que la RDC reste confrontée à une épidémie d’Ebola, avec 5 656 cas confirmés et 2 715 décès confirmés au 24 août 2026, selon les données communiquées.
L’OMS souligne toutefois que l’Ouganda et les autres pays voisins demeurent exposés au risque de cas importés, notamment en raison des mouvements transfrontaliers, du commerce et des liens sociaux et économiques entre les populations.
L’agence onusienne ne recommande cependant pas de restrictions aux voyages ou au commerce, telles que la fermeture des frontières ou la suspension des vols, mais préconise plutôt le maintien des échanges, accompagné d’une surveillance renforcée, d’une détection rapide des cas, d’un suivi des contacts et d’une meilleure coordination entre les pays.



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