Déclarée officiellement le 15 mai 2026 après avoir été détectée en Ituri, cette épidémie constitue la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC et est causée par le virus Bundibugyo, une souche distincte du virus Ebola Zaïre, à l’origine notamment de la grande épidémie de 2018-2020.
Le nombre de décès a doublé, passant de plus de 1 000 à plus de 2 000 en seulement trois semaines, faisant de cette épidémie l’une des évolutions les plus rapides jamais observées en RDC ; à titre de comparaison, il avait fallu plus d’un an pour atteindre un bilan similaire lors de l’épidémie de 2018-2020.
Selon l’OMS, le virus aurait circulé plusieurs mois avant la détection officielle de l’épidémie, une situation qui, selon le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Yakub Janabi, a considérablement compliqué les efforts visant à contenir sa propagation.
« Le virus conserve une longueur d’avance sur nous », a-t-il entre autres déclaré lors d’un point de presse à Bunia.
Après son apparition en Ituri, la maladie s’est propagée à plusieurs provinces de l’est et du nord-est de la RDC, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans la Tshopo et au Haut-Uélé.
Par ailleurs, dans certaines zones touchées par les conflits, où l’accès aux soins demeure difficile, l’OMS souligne le fait que la transmission communautaire reste importante, tandis que toutes les chaînes de transmission ne sont pas encore identifiées.
Le virus Bundibugyo ne dispose actuellement ni d’un vaccin homologué spécifique ni d’un traitement spécifique approuvé. Des essais cliniques sont toutefois menés en RDC afin d’évaluer différentes options thérapeutiques et vaccinales.
L’OMS précise notamment que le vaccin 'Ervebo', homologué contre le virus Ebola Zaïre, fait l’objet d’études afin de déterminer s’il pourrait offrir une certaine protection contre le virus Bundibugyo.
L’OMS considère par ailleurs cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC), nécessitant une coordination internationale de la réponse.




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