Ce soutien servira à appuyer les principaux volets du Plan national de préparation et de contingence contre Ebola du Rwanda. Les interventions prévues concernent notamment le renforcement de la surveillance et des systèmes de détection précoce, l’amélioration de la prévention et du contrôle des infections (IPC), ainsi que le développement des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) dans les zones à haut risque, y compris les points d’entrée frontaliers.
Le programme inclura également des actions de communication sur les risques et d’engagement communautaire, afin de garantir que les populations disposent d’informations claires et fiables sur la prévention et la transmission des maladies.
Dans le même cadre, le Royaume-Uni a également annoncé un financement additionnel de 800 000 livres sterling en faveur du Burundi. Ce soutien vise à appuyer le plan national de préparation et de réponse aux fièvres hémorragiques virales, avec des priorités similaires : surveillance, IPC, WASH et sensibilisation du public.
Au niveau régional, Londres prévoit par ailleurs d’investir dans le renforcement des systèmes de gestion des données et de l’information sanitaire, afin d’améliorer le suivi des risques et la coordination en cas d’épidémie. Ces programmes seront mis en œuvre par des partenaires travaillant en appui aux plans nationaux, dans le cadre du programme britannique « Tackling Deadly Diseases in Africa Programme (TDDAP2) ».
La Haute Commission britannique a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la continuité des récentes collaborations en matière de réponse aux urgences sanitaires et traduit l’engagement du Royaume-Uni à renforcer la sécurité sanitaire et à prévenir les épidémies avant qu’elles ne prennent de l’ampleur.
Le directeur du développement à la Haute Commission britannique à Kigali, Billy Stewart, a souligné le fait que l’objectif principal de ce soutien est la protection des vies humaines.
« L’objectif central de ce soutien est simple : sauver des vies », a-t-il déclaré. « En renforçant la préparation, en améliorant les mesures de prévention et en fournissant des informations claires aux communautés, le Royaume-Uni aide le Rwanda et le Burundi à réduire le risque de flambées d’Ebola et à protéger leurs populations. »
Cette annonce intervient alors que les autorités sanitaires de la région continuent de surveiller des flambées d’Ebola en Afrique de l’Est et centrale, liées à la souche Bundibugyo, une variante jugée préoccupante en raison de l’absence actuelle de vaccin approuvé ou de traitement antiviral spécifique.
Les experts de santé estiment que cette situation rend la surveillance, la détection précoce et la réponse rapide essentielles pour contenir la propagation de la maladie. Selon les données disponibles, la République démocratique du Congo a enregistré 635 cas confirmés et au moins 127 décès, tandis que l’Ouganda a signalé 19 cas confirmés et deux décès, avec des infections détectées à Kampala, Wakiso et dans les districts frontaliers de l’ouest du pays.
Au Rwanda, les autorités se veulent rassurantes et affirment que des systèmes de prévention solides sont déjà en place. Lors d’un point de presse tenu le 6 juin, le Premier ministre Dr Justin Nsengiyumva a réitére le fait que le pays avait renforcé ses dispositifs de surveillance, de prévention et de réponse afin d’éviter toute importation du virus, tout en maintenant les activités économiques et sociales normales.
« L’épidémie d’Ebola continue d’être signalée dans la région de l’Afrique de l’Est. Toutefois, le Rwanda a renforcé ses mesures de prévention et de suivi, et nous sommes confiants dans notre capacité à protéger la vie de nos citoyens sans perturber les activités économiques et la vie sociale de la population », a-t-il déclaré.
Le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, a pour sa part précisé que la stratégie nationale de préparation repose sur cinq piliers : la sensibilisation et la communication publique, la surveillance, la capacité de détection, la capacité de réponse et les ressources humaines. Il a ajouté que les systèmes de détection précoce ont été renforcés, notamment aux points d’entrée, permettant d’obtenir des résultats de tests en quelques heures seulement.
Il a également souligné que des exercices de simulation ainsi que des formations destinées aux agents de santé et aux équipes d’intervention d’urgence sont régulièrement organisés afin d’assurer une réponse rapide et coordonnée en cas de flambée.
Le ministère de la Santé et le 'Rwanda Biomedical Center' poursuivent leur suivi étroit de la situation dans les pays voisins et appellent la population à rester vigilante, à respecter les mesures d’hygiène et à signaler rapidement tout symptôme suspect.



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