Selon une déclaration du ministère congolais de la Santé ce dimanche, 1.003 cas confirmés et 254 décès ont été enregistrés depuis la déclaration de l’épidémie à la mi-mai. Les autorités indiquent poursuivre la riposte en renforçant les enquêtes épidémiologiques, le suivi des contacts, la mobilisation communautaire ainsi que les capacités de diagnostic et de prise en charge.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a indiqué que l’épidémie se trouvait toujours dans une « phase de croissance », déclarant qu'il est encore trop tôt pour affirmer que le pic a été atteint. Il a aussi souligné le fait que l’augmentation des cas reflète également l’intensification de la recherche active des malades et une meilleure détection des infections jusque-là non identifiées dans les communautés.
Même constat du côté de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences de l’OMS, estime que « la hausse des cas témoigne aussi de l’efficacité croissante du système de surveillance épidémiologique ».
L’épidémie, causée par le virus Ebola Bundibugyo, n'a pour l'instant aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé. Les autorités soulignent que cette souche est particulièrement difficile à détecter, ses premiers symptômes ressemblant souvent à ceux du paludisme ou d’autres maladies courantes.
Face à la progression de l’épidémie, la riposte a été renforcée. Selon les informations, plus de 500 lits supplémentaires ont été installés, plus de 1.000 relais communautaires déployés, tandis que la capacité de dépistage est passée d’une vingtaine à plus de 2.000 tests par jour. Neuf centres de traitement Ebola sont désormais opérationnels.
Malgré ces avancées, d’importantes lacunes subsistent. Le suivi des contacts reste insuffisant : alors qu’environ 35.000 personnes auraient dû être identifiées et surveillées, seulement 12 % faisaient l’objet d’un suivi actif, selon le CDC Afrique.
La situation est aggravée par les conflits et la crise humanitaire dans l’est du pays, notamment en Ituri et au Nord-Kivu, où l’insécurité entrave la surveillance, l’isolement des cas et le travail des équipes de riposte. Les experts soulignent également que la sensibilisation des communautés demeure un défi majeur face au déni et à la méfiance persistants.



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