Selon l’organisation, les équipes médicales présentes sur le terrain font face à d’importantes difficultés pour contenir la propagation du virus, alors que la maladie continue de gagner du terrain.

Déclarée officiellement en mai 2026 dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, cette nouvelle flambée d’Ebola met sous pression un système de santé déjà fragilisé par des années d’insécurité et de manque de ressources. MSF estime que la réponse actuelle reste insuffisante par rapport à la vitesse de propagation de la maladie.

« La réponse n’est pas en phase avec la vitesse à laquelle la maladie se propage », a alerté MSF, appelant à un renforcement urgent des moyens consacrés au dépistage, au suivi des contacts, à la prise en charge des malades et à la sensibilisation des communautés.

La province de l’Ituri reste le principal foyer de contamination. Bien que les équipes de MSF y aient installé des centres de traitement et des unités d’isolement afin d’accueillir les patients et de limiter les nouvelles infections, l’organisation souligne toutefois que les besoins médicaux et humanitaires restent très importants.

Deux mois après le début officiel de l’épidémie, MSF appelle encore à une mobilisation internationale accrue, estimant que les efforts de contrôle demeurent insuffisants face à l’ampleur de la crise.

Au-delà du manque de ressources, les agents de santé doivent également faire face à plusieurs défis, notamment l’insécurité dans certaines zones, les difficultés d’accès aux populations touchées et la méfiance de certaines communautés envers les équipes médicales. Ces facteurs compliquent la recherche des contacts et la surveillance des cas.

La situation est aggravée par le fait que l’épidémie est liée à une souche rare du virus Ebola, appelée Bundibugyo, pour laquelle les options thérapeutiques restent limitées.

Appelant les autorités congolaises et les partenaires internationaux à intensifier rapidement leur soutien afin de renforcer les capacités locales de réponse, l’organisation insiste sur la nécessité d’une action coordonnée pour éviter une aggravation de la crise sanitaire.

Alors que les équipes médicales poursuivent leur travail dans des conditions difficiles, MSF rappelle que chaque retard dans la riposte augmente les risques de nouvelles contaminations et rend le contrôle de l’épidémie plus complexe.

Selon MSF, les équipes médicales présentes sur le terrain font face à d’importantes difficultés pour contenir la propagation du virus, alors que la maladie continue de gagner du terrain.