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Rogers Donne Kayibanda, un autre voyageur rwandais enlevé en Uganda

Redigé par IGIHE
Le 14 janvier 2019 à 10:17

Rogers Donne Kayibanda est un citoyen rwandais qui a entrepris un voyage en Uganda pour participer au mariage de son frère à Kampala la semaine dernière. Il est fait état de sa disparition enlevé par les services de la CMI/Chieftancy of Military Intelligence ugandaise.

La nouvelle a été annoncée par le Secrétaire d’Etat rwandais à la Coopération Internationale, M.Olivier Nduhungirehe. Selon cet officiel, Rogers est arrivé à Kampala le 10 janvier dernier pour assister au mariage de son frère le lendemain.

"Il a été enlevé juste après la fête par les agents de la CMI", a-t-il idiqué. Il ne sera pas le premier à être torturé par ces services de renseignement militaire ugandais.

Le twitter du Ministre rwandais des Affaires Etrangères, M. Richard Sezibera, réagissant à cette malheureuse information informe que "le gouvernement rwandais est entrain de faire tout ce qui est en son pouvoir pour venir au secours de ses citoyens qui voyagent ou vivent en Uganda et qui sont en situation de détresse"

"Le gouvernement rwandais les rappellent à la vigilance et la sécurité-de-soi", a-t-il dit trouvant déplacé le fait que l’Uganda arrête et torture les sujets rwandais sous prétexte que ce sont des espions au service du Gouvernement rwandais.

En effet, la liste devient longue de Rwandais voyageant pour affaires commerciales ou familiales en Uganda qui ont été arrêtés et sauvagement torturés avant d’être refoulés à la frontière de Gatuna séparant le Rwanda et l’Uganda.

Le Secrétaire d’Etat Nduhungirehe trouve que trop c’est trop au moment où le Président Paul Kagame, tout en désapprouvant ces pratiques d’un autre âge, s’applique à ne pas perdre contenance et à toujours prêcher le dialogue avec les autorités ugandaises pour comprendre et dépasser le problème. Les deux présidents Museveni et Kagame ont abordé cette question au début de l’an passé et se sont commis à y trouver une solution durable.

"Quand ces arrestations et tortures cesseront-elles en Uganda ? Elles passent outre non seulement les conventions internationales des droits de l’hommes mais aussi handicapent les accords passés avec les pays de l’EAC de libre circulation des personnes et des biens", a dit Nduhungirehe qui comprend parfaitement que ces pratiques criminelles commises par un organe officiel ugandais sont guidées par la volonté du gouvernement ugandais de donner une solide couverture aux mouvements armés FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) et RNC (Rwanda National Congress) luttant contre l’actuel régime rwandais.


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