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Retour aux schémas économiques normaux pour une régulière croissance économique jusqu’à en 2050

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 26 juillet 2019 à 02:42

Le Rwanda a connu une faillite totale de l’Etat et de l’économie rwandais au cours du génocide de 1994. Toutes ses infrastructures socio économiques ou presque ont été détruites. Le PNB est tombé de 374 (1990) à 146$ par habitant en 1994. Le même Rwanda renaît de ses cendres et se reconstruit avec effervescence pour, dans ses prévisions, atteindre $12 476 de PIB par habitant en 2050. Ces chiffres flatteurs pourront-ils heureusement être atteints tout en veillant à lutter pour une réduction drastique des écarts par trop criants de distribution de revenus ?

Les économistes ont évalué le niveau de destruction des infrastructures socio économiques rwandaises en 1994 pour déclarer la faillite à - 49,9%. Les tout premiers débuts de la reconstruction de l’économie rwandaise ont été ponctués d’une dépréciation du franc rwandais suivi d’une dévaluation de 64% et une pauvreté chiffrée à 78% au moment où on notait un accroissement démographique de 3.4%.

C’était aussi sans compter qu’une partie non négligeable de la population active, suite aux crimes de génocide dont elle était poursuivie, était en prison. Des réfugiés aussi se comptaient par milliers. Bref, les années 1994-2000 ont été une période difficile où le Rwanda cherchait à asseoir des politiques économiques innovantes, des stratégies de production et à former et rassembler des ressources humaines nécessaires.

Boom de l'Industrie de la construction dans les villes et campagnes rwandaises. Il ne s'accompagne pas de fonderies pour la quincaillerie nécessaire. La brique ou la tuile rwandaises ne sont pas fignolées par les chercheurs rwandais pour compétir avec la tole et le carreau venus de l'Occident

Les politiques économiques et discipline dans la gouvernance sociale
La gouvernance du Rwanda s’est essentiellement centrée sur la nécessité d’une discipline sociale et des efforts inlassables de maintien de l’ordre et sécurité dans un libéralisme économique qui faisait ses premiers pas.

La rigueur mise dans la gestion de la chose publique, l’introduction de la culture de l’impôt et taxe parmi les citoyens rwandais, une revue permanente du système de passation des marchés publics, le renforcement graduel du secteur privé qui a permis l’amélioration et accroissement des exportations duu pays avec ce souci permanent d’équilibrage impossible de la balance commerciale du pays ; tout cela s’est construit de 2001 à 2015 dans un pays tendant vers une décentralisation des entités de base.

Promotion d’initiatives et de la propriété privée des moyens de production
Au cours de cette période allant de 2001 à 2015, le Rwanda a toujours affiché une croissance économique annuelle de 8%. Ce qui était une bonne chose surtout que tous les couloirs d’opportunités économiques étaient ouverts. Les citoyens les plus entreprenants n’étaient-ils pas encouragés et promus par les pouvoirs publics ? Ils y allaient sérieusement ces jeunes investisseurs rwandais dans le tourisme, dans l’ICT, dans l’exportation du café et thé et minerais.

Le Rwanda a mis la charrue avant le boeuf : les services avant l’agri et l’industrie
Comme on l’a constaté, une société qui se redresse oublie les schémas traditionnels de développement économique Secteur primaire Agriculture et Mines puis secondaire industriel pour tomber dans le tertiaire des Services (banques, assurances, courtage...). Le Secteur des services (tourisme, import-export, gardiennage sécuritaire, construction, ICT) a vite fait de relancer une économie rwandaise qui n’avait pour atout qu’une gestion rigoureuse et une discipline sociale.

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Evolution du PNB

PNB Brut : 753.6 millions $ (1994) 1735 Millions $ (2000), 8278 millions $ (2015)

PNB/ Hab : 374 (1990), 146$ (1994), 225 $ (2000), 579 $ (2010), 728 (2015),
774 (2017) et 788 $ (2018).

 »

Ces chiffres montrent que le PNB s’est multiplié par 14 de 1994 à 2015. En d’autres termes, beaucoup d’améliorations du visage socio-économique du Rwanda. Cela montre aussi que le citoyen rwandais, une fois mis dans un environnement économique sain et sécurisé, il risque d’être un très bon travailleur. Il lui faut plus de courage, de changement d’attitude et d’acquisition de nouvelles aptitudes de production pour arriver à un PNB par habitant de 12.476 $ en 2050. Pour cela, l’économie qui aura pris la forme normale d’exploitation des produits agricoles et des mines pour dynamiser une industrie typiquement rwandaise avec ses propres matières premières, aura besoin d’une base communautaire autrement active qu’actuellement.

Industrie du thé rwandais essentiellement pour exportation

Une politique économique visant l’attraction des capitaux étrangers

Les Investissements essentiellement étrangers en 2010 ont été de $400 millions pour atteindre les 2 milliards en 2018. C’est une bonne chose. Ce sont de bonnes réalisations d’une économie qui, sans cesse, essaie d’améliorer le tarif des services d’utilité sociale comme l’eau et l’électricité mais aussi la voirie et un excellent environnement des affaires.

Mais le fait que le Rwanda économique qui se recherchait a vite bifurqué dans une politique d’attraction des investissements étrangers a une raison. Cette politique affichée de libéralisme économique et d’ouverture tous azimuts du marché rwandais aux capitaux étrangers a servi à booster une économie de production et consommation de services avec le perfectionnement des outils de l’ICT. Donc une économie à première vue superficielle.

Une nécessaire épargne publique pour revenir à l’orthodoxie de l’économie
Pourtant, avec un leader qui tient la gestion du pays comme une entreprise, le Président Paul Kagame (2000-2024), un homme qui a insisté sur le renforcement de mesures de sécurité totale sur les routes et chaussées et dans les communautés de base, tout a marché. Le boom économique basé sur les services touristiques, TICs, construction, banques et autres institutions financières,... tout a marché.

Avec l’institution d’institutions financières publiques originales que sont AgDF(Agaciro Development Fund) et RNIT (Rwanda National Iterambere Fund), le Gouvernement a récupéré les actions qu’il détenait dans des institutions et autres compagnies mixtes pour alimenter ces fonds devenus populaires et pouvant influer sur les démarches des banques commerciales privées de la place.

Le début possible d’une industrialisation du Rwanda avec des fonds propres
La roue normale du développement du Rwanda peut-elle cette fois ci tourner ? Le Rwanda possède-t-il actuellement une épargne publique permettant de financer les activités d’une agriculture parfaitement commerciale et menant sur une industrie de transformation alimentaire de grande échelle ? C’est ici que que la question se pose.

Elle semble résolue. La seule question qui se pose est de remodeler la perception actuelle d’une économie basée sur les services sont nécessairement superficielle et de faire en sorte qu’il se construise des industries petites et moyennes spécialisées de par les produit de tel ou tel district ou telle ou telle région naturelle.

L'industrie de la couture balbutie. Le tissu est-il produit localement ? Non l'agriculture rwandaise ne suit pas ce mouvement industriel. Cela prendra au moins un demi siècle pour comprendre que la couture est un art à enseigner avec de perpétuelles inventions

La trouvaille locale de AGAKIRIRO construite dans chacun des trente dsitricts du pays pourra-t-elle répondre à la question de l’industriosité des citoyens rwandais qui ne doivent pas monter dans la capitale Kigali comme une promotion individuelle de l’homme d’affaire rwandais ?

C’est à cette question de la bonne répartition industrielle et à l’entreprenariat actif de ciptyens rwandais que le PIB par habitant de 12 476 $ en 2050 s’accompagnera de moins d’écarts criants dans la distribution de richesses sociales et, ipso facto, d’une stabilité sociale séculaire certaine.


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