Dr Mbanda quittera ses fonctions après un mandat marqué notamment par l’augmentation du nombre de fidèles, l’expansion des activités d’évangélisation et les initiatives visant à renforcer l’autonomie financière de l’Église.

S’exprimant auprès d’IGIHE, Dr Mbanda a déclaré accueillir favorablement l’élection de son successeur, qu’il a présenté comme un responsable ayant une expérience dans l’éducation, l’administration locale et le domaine religieux.

« C’est une personne qui aime l’évangélisation et qui est un leader », a-t-il déclaré, précisant que les autres évêques étaient également favorables à son élection.

Selon Dr Mbanda, l’Église a enregistré une progression dans l’ensemble de ses diocèses au cours des huit dernières années, avec une hausse du nombre de fidèles et un développement des activités d’évangélisation.

Il a notamment évoqué le programme Community Bible Study, initialement lancé dans un seul diocèse et désormais étendu à tous les diocèses. Le programme touche environ 200 000 personnes, qui participent à des études bibliques et bénéficient également d’un accompagnement destiné à améliorer leurs conditions de vie.

Deux nouveaux diocèses ont par ailleurs été créés depuis 2018, à Karongi et Nyaruguru, tandis que de nouvelles paroisses et églises ont été établies dans plusieurs régions du pays.

Dr Mbanda a indiqué que l’un des défis rencontrés durant son mandat avait été de faire évoluer la perception de la mission de l’Église. Il a expliqué que celle-ci devait, selon lui, prendre en compte les besoins spirituels et matériels des populations, notamment l’alimentation, la santé et les moyens de subsistance.

L’autonomie financière a également constitué une priorité, avec une réduction de la dépendance de l’Église aux financements extérieurs.

Les orientations attendues du nouveau dirigeant

Interrogé sur les priorités qu’il souhaite voir son successeur poursuivre, Dr Mbanda a appelé Dr Gahima à préserver l’unité de l’Église et à poursuivre les orientations déjà établies.

« Je lui conseillerais de rester ferme dans le Christ, de garder le Christ au centre de l’Église, de respecter la Parole de Dieu et de la placer au centre de l’Église », a-t-il déclaré.

Dr Mbanda a également évoqué les relations entre l’Église anglicane du Rwanda et l’Église d’Angleterre. Il a expliqué que les divergences entre les deux institutions concernaient principalement certaines questions relatives aux enseignements bibliques.

Il a précisé que la question ne portait pas sur la présence des femmes dans les instances dirigeantes, soulignant que l’Église anglicane du Rwanda compte notamment des femmes pasteures.

Concernant les relations entre personnes de même sexe, Dr Mbanda a indiqué que l’Église permettait à toute personne d’assister aux offices et d’écouter la Parole de Dieu.

Il a toutefois précisé que l’Église ne reconnaissait pas la possibilité pour des personnes engagées dans des relations homosexuelles d’exercer comme évêques ou pasteurs, en se référant aux critères bibliques applicables aux responsables religieux.

Sur le plan financier, Dr Mbanda a déclaré que la décision de l’Église anglicane du Rwanda de prendre ses distances avec l’Église d’Angleterre n’avait pas affecté son fonctionnement. Il a reconnu que certains soutiens avaient été perdus, mais a affirmé qu’ils avaient été compensés par les activités propres de l’Église.

Après son départ en octobre, Dr Mbanda a indiqué qu’il continuerait à exercer dans le ministère chrétien et qu’il pourrait assumer d’autres responsabilités au sein de la Communion anglicane mondiale.

Selon Dr Mbanda, l’Église a enregistré une progression dans l’ensemble de ses diocèses au cours des huit dernières années, avec une hausse du nombre de fidèles et un développement des activités d’évangélisation