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Religion et politique ; les confessions religieuses s’expriment sur le 3ème mandat

Redigé par IGIHE
Le 16 juin 2015 à 10:52

Contrairement au Burundi où le refrain des confessions religieuses est à la protestation contre l’idée du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza, le ton religieux au Rwanda est plutôt conciliant avec le mouvement citoyen et les déclarations des partis politiques agréés qui réclament que toute procédure légale soit faite pour que Kagame puisse être reconduit à la présidence pour un troisième mandat. Certains chefs de différentes églises se sont prêtés au micro d’IGIHE pour montrer qu’au delà des (...)

Contrairement au Burundi où le refrain des confessions religieuses est à la protestation contre l’idée du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza, le ton religieux au Rwanda est plutôt conciliant avec le mouvement citoyen et les déclarations des partis politiques agréés qui réclament que toute procédure légale soit faite pour que Kagame puisse être reconduit à la présidence pour un troisième mandat.

Certains chefs de différentes églises se sont prêtés au micro d’IGIHE pour montrer qu’au delà des affaires divines, ils sont des terrestres et comprennent des affaires civiles.

Le Porte parole de l’Eglise Catholique rwandaise, Mgr Smaragde Mbonyintege, a indiqué au journal que son institution ne se mêle pas de politique, que sa responsabilité est de veiller aux âmes des dirigeants pour qu’ils soient sages dans leur gouvernance et de sensibiliser leurs dirigés à suivre le droit chemin avec en plus permettre aux chrétiens d’être libres dans leurs choix politiques.

"Religieux, prêtres... ne font pas de la politique. Nous ne nous comportons pas comme des partis politiques. Un chrétien peut appartenir à un parti et participer aux choix idéologiques. Cependant les activités des partis et celles des politiciens ne sont pas de la responsabilité des Religieux", a indiqué Mgr Smaragde.

"Dieu a créé l’homme et il lui a donné une propriété et un foyer qu’il garde jalousement au niveau sécuritaire. Le musulman doit également garder la sécurité de ses dirigeants exemplaires que Dieu lui a donnés et combattre les mauvais dirigeants", a philosophé l’Imam Kayitare de l’AMUR (Association des Musulmans du Rwanda).

Pour le Rév. Past. Jean Sibomana de l’ADEPR (Association des Eglises Protestantes au Rwanda), "on doit cibler le bien qui vous destine à un avenir radieux. Tout autant, il faut se désolidariser du mal. Quand tu adoptes de mauvaises idéologies politiques, tu dirige tes citoyens à leur perte. Par contre avec l’adoption d’une idéologie politique de développement de la société, ça c’est une bonne politique que tes chrétiens suivent, une politique qui imprime une bonne vision et tend vers un bel avenir parfaitement visible à l’oeil nu. Nous sommes assez cultivés et bons observateurs pour pouvoir analyser des situations sociales que nous souhaitons voir vivre nos paroissiens".

Il a continué sa déclaration accusant la société civile de s’être tue au cours du génocide des Tutsi de 1994.

"Taire des situations criminelles, ce n’est pas bon. Il est intéressant d’exprimer ses idées et sa position à propos de tel ou tel défi national en usant de son droit de le critiquer solennellement. En principe, le manque de position sur telle ou telle question de la part d’un dirigeant donné ; cela est malheureux. Il faut montrer sa position et cela doit êtree clair pour ses dirigés", a ajouté le Réverand.

"La politique jouée dans le pays, cela nous regarde. Nous avons un droit d’éxpression à ce sujet en tant que citoyens rwandais. Les activités de gestion de la société autant qu’elles sont pratiquées par le Pouvoir en place, se complètent avec celles des églises. Nous tous avons au centre de nos préoccupations le bien être des citoyens rwandais. Ce sont eux qui doivent ne pas être contradictoires puisqu’elles aboutissent toutes au développement du citoyen mais aussi à l’identité rwandaise : ’Ndi Umunyarwanda".

" Avant d’embasser une confession religieuse, chrétienne ou musulmane, on n’est d’abord rwandais. Nous devons partir de cette vérité pour l’exploiter un débat à fond dans le but de léguer à notre postérité une bonne lecture de la société". a indiqué Mgr Kolin Birindabagabo de l’Eglise anglicane de Gahini.


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