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Reginald Mengi : Le magnat philanthrope des médias tanzanien meurt à Dubaï.

Redigé par igihe
Le 5 mai 2019 à 09:20

Le magnat des médias et philanthrope tanzanien Reginald Mengi est décédé à Dubaï à l’âge de 75 ans. Mengi, à travers son groupe IPP (Groupe de fabrication, d’exploitation minière et de médias), possédait des journaux et des stations de radio et de télévision.

En 2014, Forbes a estimé sa richesse à 560 M $ (430 M £). Il est né dans une famille pauvre, prés du mont Kilimandjaro, et a terminé ses études en Écosse.
Le Président John Magufuli a rendu hommage à son rôle dans le dévéloppement du pays.

Mengi a d’abord travaillé comme comptable dès son retour en Tanzanie, mais les origines de son empire commercial se trouvent dans une usine de montage de stylos à bille.

A partir du début des années 1980, il a transformé le groupe IPP en un des plus grands complexes privés d’Afrique de l’Est, employant plus de 3 000 personnes, selon le site internet de la société.

Elle possède d’importantes chaînes de télévision locales anglophones et swahili, ITV et Capital TV, ainsi que le quotidien anglais Guardian.
En tant que patron des médias, Mengi a été accusé par certains, y compris des Ministres, d’utiliser son influence contre eux.

Le groupe IPP fabrique également l’une des marques d’eau en bouteille les plus connues de Tanzanie et se lance dans la fabrication de smartphones et de tablettes.
L’homme d’affaires s’est senti obligé de contribuer à bâtir la Tanzanie.

"Mon opinion personnelle est que, en tant que propriétaire de média, j’ai un rôle majeur à jouer dans le dévéloppement de mon pays", a-t-il déclaré à la BBC en 2005.
"Bien que je dise tout le temps que je suis en affaires pour gagner de l’argent, mais honnêtement, j’ai gagné assez d’argent dans d’autres activités que je peux me permettre de contribuer au dévéloppement de mon pays, par le biais de mes médias."

Il souhaitait également inspirer les jeunes Tanzaniens, affirmant dans son autobiographie de 2018, “I Can, I Must, I Will”, qu’il souhaitait pousser les jeunes à « cultiver l’esprit d’entreprise ».

Ayant amassé une fortune considérable, il est devenu un philanthrope réputé, notamment en prenant en charge le traitement de centaines d’enfants tanzaniens souffrant de problèmes cardiaques.
A partir du milieu des années 90, M. Mengi, grâce à son empire médiatique, a changé la vie de nombreuses personnes en Tanzanie, a déclaré Athuman Mtulya de BBC Swahili.

La cause de sa mort et la raison de sa visite à Dubaï ne sont toujours pas claires. Mengi laisse derrière lui son épouse, l’ancienne Miss Tanzanie Jacqueline Ntuyabaliwe, et quatre enfants.

Source : New Times


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