RDC, Monusco pour un rapatriement des FDLR, le Burundi renforce leur formation militaire

Redigé par IGIHE
Le 23 novembre 2018 à 10:09

Il est fait état du rapatriement de quelques éléments des Fdlr qui étaient parqués depuis trois ans dans le centre de transit de Kanyabayonga à l’est de la RDC. Ils sont arrivés à Goma avec leurs familles ce mercredi 21 novembre 2018 pour une étape finale vers leur rapatriement au Rwanda. Bon signe du Gouvernement de la RDC en partenariat avec la Monusco. Pourtant d’autres pays voisins dont le Burundi au Sud du Rwanda protègent ces FDLR et y voient une possibilité de revanche politique sur l’actuel gouvernement rwandais de Paul Kagame qui a décidé d’éradiquer ce phénomène FDLR en empruntant une voie de développement intégral et d’éradication de la pauvreté pour tous les citoyens Rwandais.

Ces Eléments quittent le camp de transit de Kanyabayonga pour Goma puis le rapatriement au Rwanda

Le Burundi a décidé autrement en accueillant certains éléments virulents des FDLR pour l’aider à déstabiliser le Rwanda qui, pour avoir hébergé des milliers de réfugiés burundais y compris d’anciens hauts et moyens officiels burundais, croit qu’il héberge un foyer potentiel de menace de son régime.

Pourtant à voir comment l’actuel gouvernement rwandais se concentre à mettre à la disposition de ses citoyens de toutes les catégories des moyens pour un développement socio économique accéléré, tout porte à croire que ce régime n’a pas le temps de penser et d’acter dans des projets louches de déstabilisation des régimes voisins.

Le Burundi, au contraire, trouve qu’il doit aider des éléments FDLR à intégrer son armée. Et cela n’augure rien de bon.

Un texto circulant sur les réseaux sociaux attribué à une télévision burundaise en ligne montre comment les hauts officiels burundais sont allés recruter des éléments rwandais des FDLR dans les maquis du Kivu et ailleurs.

Selon le texto, la plupart de ces Interahamwe sont au Burundi depuis des années au service des hautes pesrsonnalités burundaises. La plupart d’entre eux ont perdu leurs noms ou en ont gardé un seul pour qu’ils puissent bénéficier de la nationalité burundaise comme cela a été signalé par un officier de BSPI/Brigade Spéciale pour la Protection des Institutions et membre de la Garde rapprochée de Feu le Gén. Adophe Nshimirimana.

Toutefois, il y a certains qui ont gardé leurs noms comme M. Alphonse Kayinamura, un ancien officier de transmission de la radio RTLM. Il est à la tête de la direction technique des transmissions de la télévision REMA des autorités du régime Pierre Nkurunziza. A la tête de cette radio se trouve Alain Willy Nyamitwe, Conseiller Spécial en communication du régime Nkurunziza. Alphonse est arrivé au Burundi en passant par la RDC, le Congo Brazzaville, Angola la Zambie et le Malawi. Il joue l’intermédiaire entre les autorités burundaises et les FDLR.

Un autre membre est Sunday Mugisha Rashid, un ex-capitaine déserteur de l’Armée rwandaise. Il est chargé des opérations de l’aile FDLR. Il travaille en étroite collaboration avec le Gén Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika et le tristement célèbre agent du service National de Renseignement Ndayikengurukiye Alexis alias Nkoroka. Sunday a libre accès dans tous les bureaux du SNR. Il a une garde de la PNB (Police Nationale Burundaise). Il habite Rohero. Selon les informations en notre possession, il a été promis Major.

Le présentateur de cette télévision décrit une sorte de déploiement militaire et de dispatching de ces éléments dans diverses compagnies des bataillons militaires burundais campant dans les communes frontalières avec le Rwanda.

Du côté du Nord Ouest du Burundi, le col Moise, ex-lieutenant des Forces Armées rwandaises habite depuis 2016 dans un hôtel dit KWA MUNYARWANDA en Commune Rugombo, province de Cibitoke. C’est lui qui a été chargé du déploiement des Inter dans commune Bukinanyana/Cibitoke. Il se déplace dans le véhicule du Commissaire de Police en province de Cibitoke. Il serait le responsable de l’attaque du Sud du Rwanda en juin dernier à partir de la forêt de Nyungwe-Kibira.

Un autre membre des FDLR est Sikubwabo Jean De Dieu, il travaille dans le Centre de Santé de SOS Gitega comme infirmier laborantin avec un diplôme douteux. Major Peter Kubwabo, chargé des opérations au sein d’une autre aile des FDLR, le Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie depuis 2017. Il habitait le quartier Gasenyi en ville de Bujumbura. Il avait comme garde un certain Ndugu Jean Berchmans alias Cobra du SNR. Celui-ci est retourné au Congo suite à un conflit d’argent qu’il a eu avec ses compagnons.

Un autre est Col. Alphonse Rugira alias Monaco assure la liaison entre les FDLR de l’extérieur et ceux résidant au Burundi. Il est issu des FAR et formé en France du temps du Gen. Habyarimana. Il réside au Mozambique et effectue souvent des voyages au Burundi. Enfin, il ya le Commandant Torero Philippe qui avait déployé les Fdlr au Burundi. Il a été tué en 2006 dans le quartier Gihosha en Ville de Bujumbura suite à un conflit interne.

Ainsi rapporte un présentateur d’une télévision burundaise en ligne montrant que quand bien même la région des Grands Lacs n’a qu’un calme apparent, que tous les yeux sont fixés sur le Rwanda où on guette des opportunités criminelles d’y faire irruption et de miner dangereusement la sécurité du pays, principal tendon d’Achille du Développement spectaculaire du Rwanda.

Pourtant la RDC devait servir d’exemple positif au Burundi et se convaincre qu’une surenchère guerroyeuse n’a plus sa place dans la région.

La Monusco en partenariat avec les FARDC brûle les armes lui remises par les ex- combattants FDLR appelant ainsi les autres membres des FDLR à se convertir au pacifisme

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