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RDC : les Maï Maï « Corps du Christ » privés de leur chef historique

Redigé par igihe.com
Le 9 février 2017 à 03:09

En RDC, David Maranata, l’un des chefs rebelles du mouvement religieux Corps du Christ, est désormais aux mains de l’armée congolaise. Il a été arrêté mardi soir, le 7 février, non loin de Butembo dans l’est de la RDC. Depuis six mois, ce groupe de miliciens Maï Maï, présenté comme une secte, a multiplié les attaques à Béni et à Butembo.
David Maranata est considéré comme le chef spirituel historique de la secte Corps du Christ. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, se félicite de son arrestation. Elle (...)

En RDC, David Maranata, l’un des chefs rebelles du mouvement religieux Corps du Christ, est désormais aux mains de l’armée congolaise. Il a été arrêté mardi soir, le 7 février, non loin de Butembo dans l’est de la RDC. Depuis six mois, ce groupe de miliciens Maï Maï, présenté comme une secte, a multiplié les attaques à Béni et à Butembo.

David Maranata est considéré comme le chef spirituel historique de la secte Corps du Christ. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, se félicite de son arrestation. Elle devrait permettre selon lui de mettre fin aux agissements du mouvement : « C’est un coup que l’armée a pu réaliser. » Julian Paluku s’est aussi réjoui : « Nous allons avoir beaucoup d’informations à partir de ce monsieur pour permettre de remonter la filière, de connaître les financiers, et de les démanteler. »

A l’origine, les Maï Maï Corps du Christ promettaient à la population de les débarrasser des Forces démocratiques alliées (ADF), un autre groupe armé de la région. Mais au fil du temps, le mouvement a développé des revendications politiques. Pour Ely Karuvusa, vice-président de la société civile de Butembo, cela montre bien que David Maranata n’était en fait qu’un « exécutant » : « Nous saluons cette arrestation, mais nous restons un peu sur notre soif. »

La secte a un nouveau chef

« Il faudra qu’on aille plus loin [et] chercher de vrais cerveaux commanditaires parce qu’un tel groupe ne doit pas résister, il ne doit pas avoir autant de motivations. On suppose qu’il y a des sous-lieutenants politiques à l’intérieur. » Et Ely Karuvusa de demander au gouvernement congolais, pour « soulager la population » de « trouver le cerveau commanditaire de ce groupe armé ».

De son côté, Omar Kavoat, du centre d’étude Cepadho demande à ce que David Maranata soit déféré devant une cours militaire, afin que « lui et ses complices répondent de leurs actes. »

La société civile souhaite également l’arrestation d’un autre chef rebelle, Bwambale Kakolele, un ancien officier des Forces armées de RDC (FARDC), autrefois en prison militaire à Kinsahsa et dont on ignore comment il a pu s’échapper. Bwambale Kakoele s’est récemment auto-proclamé chef des Maï Maï Corps du Christ, semant une certaine confusion.

avec rfi.fr


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