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RDC : Edem Kodjo se rendra à Bruxelles pour rencontrer Etienne Tshisekedi

Redigé par RFI Post
Le 15 juin 2016 à 03:57

Le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, se rendra cette semaine à Bruxelles. Objectif : tenter de rencontrer le conseil des sages de l’opposition présidé par Etienne Tshisekedi. Mais avant de s’envoler pour la Belgique, l’ancien Premier ministre togolais a tenu à faire un point mardi 14 juin sur l’avancée de ses travaux. Compte-rendu.
Pour Edem Kodjo, la création d’un groupe de soutien international à sa facilitation tend à répondre « aux exigences maintes fois formulées par l’opposition du (...)

Le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, se rendra cette semaine à Bruxelles. Objectif : tenter de rencontrer le conseil des sages de l’opposition présidé par Etienne Tshisekedi. Mais avant de s’envoler pour la Belgique, l’ancien Premier ministre togolais a tenu à faire un point mardi 14 juin sur l’avancée de ses travaux. Compte-rendu.

Pour Edem Kodjo, la création d’un groupe de soutien international à sa facilitation tend à répondre « aux exigences maintes fois formulées par l’opposition du fameux panel ». L’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les Nations unies et les deux organisations sous-régionales (la SADC et la CIRGL) font partie de cette coalition de soutien internationale. Sauf les Etats-Unis, sur lesquels le camp présidentiel aurait mis son veto.

« Si les ambassades de certains pays occidentaux souhaitent nous rencontrer pour savoir ce qui se passe, nous discuterons avec eux. Mais nous n’aurons pas tout devoir retenir des Etats individuels », répond Edem Kodjo.

Une possibilité de dialogue avec l’opposition

Sur le refus du dialogue convoqué par Joseph Kabila au profit d’une application intégrale de la dernière résolution du Conseil de sécurité (principale conclusion du conclave de Bruxelles), Edem Kodjo sourit : « J’ai lu la résolution 22-77. Elle demande expressément à toutes les parties de rentrer dans le dialogue que je facilite actuellement. »

Pour le facilitateur de l’UA, il y a encore une possibilité de dialogue avec l’opposition. « On a fait beaucoup d’efforts et on a laissé beaucoup de temps à la réfection pour tous ceux qui ne veulent pas aller au dialogue. Mais derrière ce qui s’est passé à Bruxelles, il y a quand même quelques éléments qui m’amènent à croire qu’il y a encore une possibilité », estime-t-il.

Edem Kodjo lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 14 juin 2016.

L’UDPS pose des limites et exige la présence des Etats-Unis

« Nous nous félicitons que monsieur Kodjo ait décidé de venir rencontrer le président du Conseil, monsieur Etienne Tshisekedi, à Bruxelles », déclare Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint de l’UDPS. « Mais il n’est pas question d’aller à un dialogue qui aurait comme origine l’ordonnance de monsieur Kabila. Nous considérons que monsieur Kodjo reste le facilitateur du dialogue, mais il assure la facilitation sous l’encadrement du panel des représentants des organisations qui l’avaient adoubé comme facilitateur », poursuit-il.

Bruno Tshibala va plus loin : « Nous exigeons aussi la présence des Etats-Unis d’Amérique. » Pour lui, les Etats-Unis ont « un représentant spécial » dans la région des Grands Lacs. « Nous pensons que lorsque monsieur Edem Kodjo viendra rencontrer le président [Etienne Tshisekedi ; Ndlr], nous allons examiner tout cela dans l’intérêt du peuple congolais, la réussite de ce dialogue », conclu-t-il.


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