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Pyongyang déplace ses missiles pour tromper la surveillance

Redigé par Le Monde.fr avec AFP
Le 11 avril 2013 à 08:27

Une ou deux rampes de lancement de missiles de moyenne portée Musudan sont orientées vers le ciel en Corée du Nord, ce qui pourrait indiquer l’imminence d’un tir, signalent jeudi 11 avril des médias japonais citant un responsable du ministère de la défense nippon.
Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud ou le Japon. | AFP/Ed Jones
Il pourrait toutefois s’agir d’un leurre, ont ajouté ces chaînes de télévision sur la foi de la même source, (...)

Une ou deux rampes de lancement de missiles de moyenne portée Musudan sont orientées vers le ciel en Corée du Nord, ce qui pourrait indiquer l’imminence d’un tir, signalent jeudi 11 avril des médias japonais citant un responsable du ministère de la défense nippon.

Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud ou le Japon. | AFP/Ed Jones

Il pourrait toutefois s’agir d’un leurre, ont ajouté ces chaînes de télévision sur la foi de la même source, précisant que ces observations avaient été faites par satellite.

La Corée du Nord a transporté en train, en début de semaine dernière, deux missiles Musudan et les a installés sur des véhicules équipés d’un dispositif de tir, selon Séoul, qui redoute que Pyongyang ne procède à un essai dans les heures ou jours à venir.

La Corée du Nord a déplacé ses missiles à maintes reprises ces derniers jours, dans le dessein de compliquer la tâche des services de renseignement étrangers à l’approche d’un probable tir, indique pour sa part l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

La Corée du Nord cherche à "lasser" les agents américains et sud-coréens chargés de surveiller les rampes, selon un autre source.

Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud ou le Japon. L’engin pourrait même toucher des cibles à 4 000 kilomètres en n’emportant qu’une charge légère, et donc théoriquement frapper Guam, île du Pacifique située à 3 380 kilomètres de la Corée du Nord et où se trouvent 6 000 soldats américains.

Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud restent en alerte face à la menace que représentent, selon eux, les déclarations incendiaires du régime nord-coréen et les actes de défi qu’il a multipliés ces derniers mois à l’adresse de la communauté internationale.

L’éventuel tir de missile pourrait survenir d’ici au 15 avril, jour de naissance du fondateur de la République démocratique populaire de Corée (nom officiel de la Corée du Nord), Kim Il-sung, mort en 1994.

Ce jeudi 11 avril constitue aussi une date-clépuisqu’il s’agit du premier anniversaire de l’investiture de Kim Jung-un, petit-fils de Kim Il-sung, au poste de premier secrétaire du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique de la Corée du Nord.

Le 13 avril marquera le premier anniversaire de son accession aux fonctions de premier président de la Commission de défense nationale, le plus haut organe de décision du régime.

Le ou les tirs pourraient aussi coïncider avec la visite à Séoul prévue vendredi du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et du secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen.


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