Prof. Shyaka(Gouvernance locale) recommande un suivi ferme pour les jeunes sortis des camps de redressement

Redigé par IGIHE
Le 30 mai 2019 à 02:33

Kigali ce 29 mai 2019 : Le Ministre de l’Administration Locale, Prof. Shyaka Anastase, a procédé au lancement des travaux d’une retraite annuelledevant durer deux jours à l’intention des agents du service national des Centres de redressement des jeunes délinquants. Il a souligné l’impérieuse nécessité d’une réelle rééducation culturelle, qui inculque les valeurs de la rwandité, à la place d’une rééducation superficielle déplorable, qu’on observe aujourd’hui.

Les débats des participants à cette retraite vont tourner autour de la Révision des méthodes de travail afin de former de nouveau les jeunes en difficulté culturelle et comportementale.

Il s’agit plus concrètement d’examiner les problèmes que rencontrent les Centres de service de rééducation et de définir des stratégies de prévention de la délinquance juvénile.

“Le fait qu’une personne rééduquée dans ces Centres puis réinsérée dans la société commet les mêmes infractions etr retourne dans les mêmes Centres, est une preuve que ces Centres accusent une défaillance dans leurs capacité de rééducation”, a constaté le Prof. Shyaka, montrant que les agents de ces centres de redressement de la jeunesse affichent moins le côté pédagogique au profit des jeunes pour lesquels ils ont la responsabilité de reformer aux valeurs positives de la société.

“Nous avons besoin de plus de capacité pour le suivi des jeunes rééduqués réinsérés dans la société, qui retournent peu après dans les mêmes Centres, car ce qui était rééducation culturelle devient déviance culturelle”, a-t-il poursuivi. Et si les pouvoirs publics locaux ne savent pas prendre en charge les jeunes sortis de ces centres de redressement ? Et si les jeunes en question restent toujours confrontés à un manque d’encadrement pour s’épanouir dans un métier donné, et qu’ils sont attirés par des modèles sociaux négatifs qui font qu’ils sont tentés de commettre des infractions njuisibles à leur société ?

Les séjours répétés de ces jeunes prouvent que les cours de réhumanisation n’ont pas porté de fruit et qu’un vide de compétence se fait sentir dans ces services.

“Nous avons besoin d’une rééducation durable et non d’une formation au rabais”, a conclu le Ministre Shyaka.

Le Directeur Général du Service National de Rééducation, NRS, Bosenibamwe Aimé, reconnaît la gravité du problème. Il a suggéré l’usage de la technologie pour le suivi de ces jeunes.

Pour lui, il avère nécessaire de concevoir un software qui facilitera le suivi et le contrôle de ces jeunes, lequel software sera accessible aux autres instances ayant trait à ce service, telles que le RIB et les entités administratives.

Il a été aussi décidé, à cette occasion, qu’une recherche allait être menée pour récolter des informations susceptibles de rendre la rééducation culturelle plus efficace. Elles permettront de lutter contre les mauvaises habitudes affichées par certains jeunes et qui gênent les Rwandais.

De cette retraite on s’attend à une prise de résolutions dont on s’aidera l’année prochaine. Les chiffres du NRS du 22 mars 2019 dénombrent 4407 hôtes répartis dans 28 Centres de transit.


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