S’exprimant lors d’une rencontre consacrée au dialogue inclusif à Kinshasa, Mgr Nshole a évoqué plusieurs difficultés qui affectent le pays, notamment les conflits armés, les déplacements de populations, la pauvreté, les inégalités socioéconomiques et les tensions politiques.

Selon lui, la recherche de solutions à ces problèmes nécessite la participation de l’ensemble des forces vives du pays. Il estime que l’inclusivité doit permettre au processus de dialogue d’être crédible et de produire des résultats.

La position de Mgr Nshole intervient dans le contexte du processus de dialogue national lancé par le président Félix Tshisekedi. Le chef de l’État avait annoncé en juillet 2026 son intention d’organiser un dialogue national inclusif, avec l’objectif déclaré de rechercher des réponses aux principaux défis du pays.

En août, Tshisekedi a précisé les contours du processus et confirmé que l’AFC/M23 ne participerait pas au dialogue national, une décision qui a suscité des réactions de la part de différents acteurs politiques et de la société civile.

De son côté, l’Église catholique congolaise soutient depuis plusieurs mois la mise en place d’un dialogue national. En août, le cardinal Fridolin Ambongo avait salué l’initiative de Tshisekedi, tout en insistant sur la nécessité d’un processus permettant de réunir les différentes composantes du pays.

En septembre, l’Alliance citoyenne pour la patrie (AP) a également engagé des consultations avec différents acteurs autour de la question d’un processus inclusif. La plateforme a notamment rencontré Mgr Donatien Nshole pour échanger sur les moyens de contribuer à un dialogue national et sur les réponses à apporter aux crises que traverse la RDC.

Le débat intervient alors que le pays reste confronté à une situation sécuritaire et politique tendue, marquée notamment par des manifestations contre les projets de révision constitutionnelle, le 15 septembre, à Kinshasa et dans d’autres villes, sévèrement réprimées.

Mgr Donatien Nshole, estime que seul un dialogue national véritablement inclusif entre les Congolais pourrait permettre de résoudre les problèmes auxquels la République démocratique du Congo est confrontée