Il s’agirait de leur première réunion commune depuis la création de cette plateforme politique, en mai dernier. Le choix de la capitale italienne permettrait notamment de faciliter la participation de Moïse Katumbi et de Matata Ponyo Mapon, tous deux présentés comme étant toujours en exil.

Cette rencontre pourrait marquer une étape importante dans la structuration de la coalition, qui entend coordonner les positions de plusieurs figures de l’opposition congolaise face au pouvoir du président Félix Tshisekedi.

Les discussions devraient notamment permettre de rapprocher les positions des différents dirigeants, de définir des objectifs communs et d'examiner les modalités d'une action politique concertée.

La question de la cohésion constitue toutefois un défi majeur. L’opposition congolaise a régulièrement été confrontée à des rivalités de leadership, à des ambitions individuelles et à des divergences stratégiques qui ont fragilisé plusieurs initiatives de rassemblement.

Pour la C64, l’enjeu sera donc de dépasser la simple coordination entre personnalités politiques afin de construire une plateforme disposant d’un programme commun et de mécanismes capables de gérer les désaccords internes.

La coalition devra également préciser ses propositions sur les principales préoccupations nationales, notamment la crise sécuritaire, la situation économique et la gouvernance des institutions.

Au-delà des discussions entre dirigeants, sa capacité à mobiliser la population et à élargir son soutien politique constituera un autre élément déterminant pour son avenir.

Si elle se tient, la réunion de Rome pourrait ainsi permettre de mesurer la volonté des cinq responsables de transformer leur rapprochement en une force politique organisée, capable de présenter une alternative au pouvoir en place.

Les principaux dirigeants de la coalition C64 envisagent de se retrouver à Rome avant la fin du mois, selon plusieurs sources à Kinshasa