Selon des informations publiées ce 27 octobre 2026, Museveni a apporté son soutien à son fils lors d’une réunion du Comité exécutif central du Mouvement de résistance nationale (NRM), le parti au pouvoir, tenue à la State House d’Entebbe.
L’information a été rapportée par le député Daudi Kabanda, membre de la Ligue patriotique de l’Ouganda (PLU), un mouvement qui soutient les ambitions politiques de Muhoozi.
Cette démarche intervient alors que des partisans du chef de l’armée ougandaise multiplient les initiatives pour promouvoir sa candidature à l’élection présidentielle de 2031.
Le général Muhoozi Kainerugaba, âgé de 52 ans, occupe le poste de chef des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF). Il est depuis plusieurs années au centre des spéculations sur la succession de son père, au pouvoir depuis 1986.
Le 26 août 2026, il a annoncé son intention de briguer la présidence en 2031, affirmant compter sur le soutien de Museveni. Il avait auparavant évoqué sa candidature à plusieurs reprises, avant de se retirer de la course à la présidentielle de janvier 2026.
En septembre, la Ligue patriotique de l’Ouganda (PLU), un mouvement politique dirigé par Muhoozi, a lancé une campagne nationale de collecte de signatures en faveur de sa candidature. L’organisation a annoncé vouloir recueillir 20 millions de signatures, avec des registres distribués dans les 146 districts du pays.
Malgré le soutien de plusieurs responsables politiques et personnalités économiques à Muhoozi, sa désignation comme candidat officiel du NRM n’est pas encore acquise.
Le 17 octobre 2026, le secrétaire général du parti, Richard Todwong, avait précisé que les initiatives en faveur du général relevaient de ses partisans et ne constituaient pas une décision officielle du parti. Il avait indiqué que le NRM choisirait son candidat à la présidentielle selon ses procédures internes.
Les ambitions politiques de Muhoozi soulèvent également des questions juridiques, puisqu’il est toujours en service actif à la tête de l’armée ougandaise.
Selon le quotidien ougandais Daily Monitor, la section 99 de la loi sur les forces de défense du peuple ougandais encadre la participation des militaires en activité à la politique partisane. Le texte prévoit notamment qu’un officier souhaitant briguer un mandat électif doit quitter l’armée conformément aux dispositions applicables.
La Constitution ougandaise prévoit par ailleurs que les forces armées doivent rester non partisanes.
Toutefois, cette proposition n’a pas fait l’unanimité. Hadijah Namyalo, qui dirige le bureau présidentiel du NRM, a exprimé son désaccord.
Hadijah Namyalo a également fait part de préoccupations concernant sa sécurité personnelle après le retrait, sur ordre du général Muhoozi, des agents chargés de sa protection.
Elle a déclaré ne plus se sentir en sécurité depuis le retrait de ces agents. Museveni a toutefois estimé que ces difficultés « étaient mineures et pouvaient être résolues ».
Cette perspective relance les discussions sur la succession politique en Ouganda, où Museveni dirige le pays depuis 1986.






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