Selon les informations rapportées, Le Caire avait considéré comme « regrettable et injustifiée » la décision éthiopienne de déclarer persona non grata Ahmed Moharam Ahmed Soliman, membre du personnel diplomatique égyptien à Addis-Abeba.
L’Égypte affirme également "rejeter toute ingérence dans les affaires intérieures des autres États et s’abstient de commenter les évolutions internes dans les pays étrangers", y compris en Éthiopie, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies.
Le Caire affirme que sa décision contre le diplomate éthiopien a été prise en application du principe de réciprocité.
La même source a accusé les autorités éthiopiennes de chercher régulièrement à attribuer leurs difficultés et leurs crises internes à une prétendue implication de puissances étrangères.
Cette escalade diplomatique survient alors que les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie sont déjà marquées par plusieurs différends, notamment autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et de la gestion des eaux du Nil.
La décision intervient également dans un contexte de fortes tensions dans la Corne de l’Afrique. Le même jour, l’Éthiopie a annoncé la fermeture de son ambassade à Asmara et déclaré persona non grata dix diplomates érythréens, également sommés de quitter le pays sous 48 heures.
Addis-Abeba accuse ces diplomates d’avoir mené des activités constituant une « menace directe pour sa sécurité nationale ». L’Érythrée a ensuite annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Éthiopie en réaction à la fermeture de l’ambassade éthiopienne à Asmara.
Ces développements interviennent alors que des combats ont repris dans le nord de l’Éthiopie, notamment dans la région du Tigré, faisant craindre une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans la région.
Addis-Abeba accuse notamment l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte de soutenir une alliance d’opposition dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Les trois pays rejettent toutefois ces accusations.




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