La rencontre tenue ce mercredi a vu la présence de l’ancienne Présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, de l’ancien Président du Kenya, Uhuru Kenyatta, de l’ancien Président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, ainsi que de Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué auprès du ministre togolais des Affaires étrangères.

Selon un communiqué émanant de la Présidence sur X : « Les échanges ont porté sur le processus de paix dirigé par l’UA et les prochaines étapes en vue de parvenir à une paix et une stabilité durables dans l’est de la RDC, notamment à travers le traitement des causes profondes du conflit. »

La rencontre est intervenue un jour après des échanges entre le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, et Uhuru Kenyatta à Kigali. Les discussions avaient notamment porté sur le travail du Panel et les moyens de faire progresser le processus de paix.

Le Panel avait auparavant effectué des consultations à Goma, le 5 octobre, dans le cadre de son appui à la médiation de l’UA. Conduite par Sahle-Work Zewde, la délégation avait rencontré des représentants de la MONUSCO, du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), du Mécanisme élargi de vérification conjoint Plus (EJVM+) ainsi que de l’AFC/M23.

Les consultations avaient porté sur le processus de paix, mais aussi sur la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC.

À cette occasion, le Panel avait appelé à la poursuite du dialogue politique et à un engagement de bonne foi dans le cadre du processus de Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.

Il avait également exhorté les parties à respecter leurs engagements en matière de cessez-le-feu, à coopérer avec les mécanismes de vérification et à éviter toute action susceptible de compromettre le processus de paix.

Le Panel avait par ailleurs insisté sur la nécessité de protéger les civils et de garantir l’accès humanitaire aux populations affectées par le conflit.

L’UA poursuit ses efforts pour renforcer la coordination entre les différentes initiatives visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC.

En février 2026, son Assemblée avait approuvé le travail du Panel composé de cinq facilitateurs et appelé à intensifier l’engagement diplomatique afin de soutenir les processus de paix en cours et de favoriser la désescalade.

Les efforts actuels comprennent notamment le processus de Doha, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, ainsi que le cadre de paix Rwanda-RDC négocié à Washington.

Dans le cadre de l’accord de Washington, la RDC s’est engagée à neutraliser les FDLR, conformément au plan opérationnel convenu. Kigali considère ce groupe armé, lié au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, comme une menace pour sa sécurité nationale.

En contrepartie, le Rwanda est appelé à lever ses mesures défensives.

Pour l’UA, « une paix durable dans l’est de la RDC passe par le dialogue politique et diplomatique, la mise en œuvre effective des accords conclus et la protection des civils ».

Le Président Paul Kagame a reçu les membres du Panel de facilitateurs de l’Union africaine (UA) chargé d’appuyer le processus de paix dans l’est de la RDC