Selon un communiqué ce lundi, émanant de la Présidence, « la réunion a souligné l'importance, pour les membres du parti, de rester fidèles aux valeurs du FPR, notamment une gouvernance centrée sur les citoyens et le principe de responsabilité, afin de poursuivre la mission du parti en faveur du développement continu du Rwanda. »
Des origines dans l'exil
Les origines du FPR-Inkotanyi remontent à 1987, alors que des réfugiés rwandais vivaient en exil depuis près de trois décennies. Les déclarations de l'ancien président Juvénal Habyarimana, affirmant que le Rwanda était « un verre déjà rempli d'eau » et ne pouvait accueillir les réfugiés, ont renforcé la conviction qu'un retour par la voie du dialogue était peu probable.
Créée en 1980, la 'Rwandese Alliance for National Unity' (RANU), qui militait pour le retour des réfugiés, s'est alors restructurée. Profitant d'un contexte plus favorable en Ouganda après l'arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni, elle met en place de nouvelles structures et crée, avec notamment Tito Rutaremara, aujourd'hui président du 'Rwanda Elders' Advisory Forum', une École des cadres ouverte en juin 1987 pour former les militants à l'idéologie du mouvement. Des étudiants universitaires ont ensuite diffusé cette idéologie auprès des communautés rwandaises en Ouganda, au Burundi, en Tanzanie, au Kenya et dans l'ancien Zaïre.
En décembre 1987, la RANU adopte le nom de Front patriotique rwandais (FPR-Inkotanyi) lors d'une Assemblée générale. Réunis à Washington en 1988, ses membres réaffirment leur détermination à poursuivre leur combat.
Le mouvement crée ensuite sa branche militaire, l'Armée patriotique rwandaise (APR/RPA), qui lance son offensive le 1er octobre 1990. L'opération est d'abord dirigée par le général-major Fred Gisa Rwigema, avant que Paul Kagame n'en prenne le commandement. Cette lutte aboutira à la fin du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 et ouvrira la voie à la reconstruction du pays.
Une transformation économique et sociale
Juste après le génocide contre les Tutsi, l'économie rwandaise s'était contractée d'environ 50 %. En 1995, le budget national n'était que de 56 milliards de Frw, financé à plus de 90 % par l'aide extérieure, tandis que le revenu annuel par habitant s'élevait à 111,9 dollars.
Depuis, le Rwanda a engagé d'importantes réformes fondées sur la bonne gouvernance, la redevabilité et le renforcement des institutions. Selon les chiffres officiels, le PIB a progressé de 9,4 % en 2025, passant de 19 918 milliards de Frw à 23 387 milliards de Frw. Le budget national 2026/2027 s'élève à 7 796,3 milliards de Frw, en hausse de 12 % par rapport à l'exercice précédent, tandis que les emprunts extérieurs prévus se limitent à 1 974,1 milliards de Frw.
Le Rwanda a également maintenu, durant plusieurs années, une croissance annuelle moyenne de 7 à 8 %, tandis que l'espérance de vie est passée d'environ 28 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi à près de 70 ans aujourd'hui.







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