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Nsabimana Callixte, alias Sankara comparaît devant le juge et plaide coupable

Redigé par IGIHE
Le 24 mai 2019 à 11:55

Ce jeudi 23 mai 2019 au Tribunal de Base de Gasabo, un jeune homme de 37 ans, comparaît devant le juge. Il s’appelle Callixte Nsabimana alias Sankara. C’est un ancien chef guerilleros qui est accusé d’avoir tué des citoyens rwandais en Province du Sud. Curieusement, il plaide coupable sur toute la ligne. Une coopération très heureuse. Cet aveu de culpabilité est assorti d’une demande de pardon.

Cet homme âgé de 37 ans est frappé de 16 chefs d’accusations dont la formation d’une malice armée, le terrorisme aux visées politiques et bien d’autres comme des attaques qui ont occasionné la mort de 19 personnes, et le pillage.

Il a plaidé coupable pour tous les 16 chefs d’accusation et demandé pardon à tous les Rwandais et au Président de la République. Dans son plaidoyer, il a reconnu avoir été personnellement responsable de certains actes et que d’autres ont été commis en sa qualité de Vice-Président d’une milice armée, le MRCD (Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique).

Nsabimana a dit qu’à cause de la mort des civils il n’avait rien d’autre à faire qu’à reconnaître sa culpabilité.

“C’est pourquoi, devant vous Honorables Juges, je demande pardon, du fond du coeur, à toutes les victimes des attaques, un repos éternel aux personnes tuées. Je demande pardon à tous les Rwandais et au Président de la République”, a-t-il dit.

Il a reconnu également avoir collaboré avec des hauts gradés des Armées burundaise et ugandaise, et a déclaré qu’il se désolidarisait du FLN.
Nsabimana a dit qu’au moment de sa capture il venait de parler avec le Maj. Bertin de l’Armée burundaise qui l’avait aidé dans le déplacement des militaires du FLN de la RDC vers Nyungwe en passant par Cibitoke au Nord-Ouest du Burundi.

Il a dit que le Burundi ne leur a donné aucun matériel militaire, qu’ils travaillaient à son insu et qu’il arrivait que le Burundi saisisse ses propres soldats complices du FLN.

Concernant l’Uganda, il a reconnu avoir eu des liens étroits avec certains Hauts Officiers et qu’au moment de sa capture il venait de recevoir une photo de l’un de ces Officiers, lui envoyée par le Capt Sande Charles, membre du RNC (Rwanda National Congress du Gén Kayumba Nyamwasa).

“On a vécu ensemble, on a collaboré lorsque j’étais dans le RNC”, a-t-il avoué.
Sande avait demandé pour lui une audience chez le Brig. Gen. Abel Kandiho du CMI/Chieftancy of Uganda Military Intelligence, mais Nsabimana en accord avec le Gen. Wilson Irategeka avaient choisi d’envoyer le Gen.Maj. Sinayobye Barnabé à cette rencontre. Empêché par d’autres programmes, le Brig Kandiho s’est fait représenter par un Colonel chargé du Renseignement. C’est lui qui a reçu mes émissaires”, a avoué Nsabimana.

Ils nous avait promis une assistance militaire et diplomatique mais j’ai été saisi au moment où nous allions y retourner pour concrétiser la promesse”, a-t-il ajouté.

“Honorables Juges, je reconnais aussi ce crime que je regrette et pour lequel je demande pardon. Ce que je dois ajouter est que je me reconnais coupable de toutes les accusations, et que, en tant que quelqu’un qui a appris le droit, je suis conscient des conséquences dues au fait de compliquer la tache du Juge, et des bénéfices de la facilitation de sa tache. Je ne vais donc pas m’entêter pour plaider inutilement. Les crimes ont été commis en plein jour, même les oiseaux sont des témoins à charge. Je vous remercie”, a-t-il conclu.

Il s’avère que les services rwandais de la sécurité ont un autre larron qui va les aider à comprendre le puzzle criminel que tendent les mauvais opposants politiques rwandais.
Avec Sankara qui s’est bel et bien trempé dans ces crimes de terrorisme, le Rwanda peut éradiquer ces poches d’insécurité et continuer avec rage sa quête de développement socio économique.


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