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Maître Isidore Rufyikiri passe à deux pas de Mpimba

Redigé par IGIHE
Le 8 janvier 2014 à 09:32

Le président du barreau de Bujumbura et président du CEBAC, Maître Isidore Rufyikiri est passé à deux pas d’être envoyé à la prison centrale de Mpimba. Un mandat d’arrêt lui a été présenté alors qu’il avait comparu pour un interrogatoire à la cour anti-corruption.
Comparu ce matin du 8 Janvier 2014 à la cour anti-corruption, Maître Isidore Rufyikiri est rentré en toute liberté après plus de quatre heures et demie de temps passées à la cour anti-corruption. Il est accusé de détournement de fonds que la banque (...)

Le président du barreau de Bujumbura et président du CEBAC, Maître Isidore Rufyikiri est passé à deux pas d’être envoyé à la prison centrale de Mpimba. Un mandat d’arrêt lui a été présenté alors qu’il avait comparu pour un interrogatoire à la cour anti-corruption.

Comparu ce matin du 8 Janvier 2014 à la cour anti-corruption, Maître Isidore Rufyikiri est rentré en toute liberté après plus de quatre heures et demie de temps passées à la cour anti-corruption. Il est accusé de détournement de fonds que la banque PAGE avait alloué à la CEBAC (Centre Burundais d’Arbitrage et de Conciliation). Mais, un mandat d’arrêt contre lui avait déjà été signé ce matin même. Suite à ce mandat d’arrêt, Isidore Rufyikiri aurait dû être conduit vers la prison centrale de Mpimba avec « détournement » comme motif d’arrestation.

Maître Isidore Rufyikiri est arrivé à la cour anti-corruption accompagné de ces 5 avocats. Alors qu’il était au point d’entrer pour interrogatoire, on lui a refusé d’entrer avec ces 5 avocats. Il a reçu la proposition d’entrer avec un ou deux de ces avocats de la défense mais Isidore Rufyikiri a refusé d’entrer à la cour pour interrogatoire, soulignant que c’est son droit d’avoir des avocats de la défense. C’est ainsi qu’un mandat d’arrêt est sorti et a été apporté par deux agents de la police.

La chose étonnante est qu’il y a eu une sortie de deux mandats d’arrêt contre Maître Isidore Rufyikiri. L’un avait comme motif d’arrestation « Détournement » et était signé par Marie Ndayikunda, officier du Ministère Public près la cour anti-corruption. Sur ceci était mentionné l’article 72 du Code de procédure Pénal (Loi N°1/015 du 20 Juillet 1999) qui est la base de cette décision d’arrestation. Mais, les hommes de droit ont dit que cet article n’est plus de vigueur.

Dans un petit intervalle de temps, un autre mandat d’arrêt signé par la même personne, Marie Ndayikunda, est parvenu à Maître Isidore Rufyikiri. Cette fois-ci, les infractions qui lui étaient incriminées étaient le détournement de fonds du projet CEBAC ainsi que la mauvaise gestion de ce dernier. D’après Maître Isidore Rufyikiri et sa défense, cela montre qu’il y avait un plan bien déterminé de le mettre en prison dès le départ. Pour la défense de Isidore Rufyikiri, elle trouve que le plan était préalablement préparer vu que Isidore n’a pas même subit d’interrogatoire. Ils disent qu’il s’agit d’un plan du pouvoir CNDD-FDD qui consiste à comploter contre tous ceux qui critiquent les mauvaises actions du pouvoir en place.

Pour Isidore Rufyikiri, tout cela constitue des actes d’intimidation de la part du parti au pouvoir puisque lui et le barreau dont il est à la tête ne se passe jamais de dénoncer les crimes et les actes de banditismes qui se commettent ici et là. Il ajoute que les infractions qui lui sont reprochées sont fausses d’autant plus qu’il a été félicité d’avoir fait convenablement son travail au sein du projet CEBAC.

Vous saurez que Maître Isidore Rufyikiri a été laissé en liberté après plusieurs consultations de défense avec le juge ainsi que Pierre Claver Mbonimpa, président de l’APRODH. Isidore comparaitra un autre jour qui n’a pas été précisé.


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