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Les journalistes rwandais sont en désaccord sur la liberté de presse au Rwanda

Redigé par Jean-François Isibo
Le 17 novembre 2011 à 11:52

Les journalistes rwandais sont en désaccords récurrents sur la liberté de la presse au Rwanda. Des professionnels des médias dénoncent le Rwanda soi-disant qu’il entrave la liberté de presse.
Une discussion houleuse a émergé quand le journaliste Shyaka Kanuma a présenté son document sur la liberté de presse face à la responsabilité sociale, où il a mentionné que le Rwanda avait opté pour le journalisme responsable et doit définir la façon dont la liberté de presse devrait être pratiquée.
La présentation (...)

Les journalistes rwandais sont en désaccords récurrents sur la liberté de la presse au Rwanda. Des professionnels des médias dénoncent le Rwanda soi-disant qu’il entrave la liberté de presse. 

Une discussion houleuse a émergé quand le journaliste Shyaka Kanuma a présenté son document sur la liberté de presse face à la responsabilité sociale, où il a mentionné que le Rwanda avait opté pour le journalisme responsable et doit définir la façon dont la liberté de presse devrait être pratiquée.

La présentation de Kanuma a suscité un débat chaud où des professionnels internationaux des médias ont attaqué leurs homologues du Rwanda en indiquant qu’ils sont eux-mêmes censurés.

Les professionnels des médias rwandais ont riposté en faisant savoir que les médias internationaux n’ont pas été responsables en traitant les rapports sur la liberté de presse au Rwanda, où il y a eu les plus graves atrocités du monde durant le génocide de 1994.

Shyaka Kanuma, rédacteur en chef du journal en anglais « Rwanda Focus », Albert Rudasimburwa, le PDG de Contact FM et d’autres ont insisté sur le fait qu’il y avait un grand besoin de journalisme responsable dans la société actuelle rwandaise plutôt que la faim de la liberté de presse.

De son côté, Patrice Mulama, secrétaire exécutif du Haut Conseil des médias, a déclaré que le Rwanda s’est beaucoup développé depuis 1994.

« Nous avons plaidé en faveur de la dépénalisation de la diffamation. Récemment, le Parlement a modifié le code pénal en réduisant la durée de la peine. Il y a donc lieu d’espérer que le Parlement pourra un jour envisager de dépénaliser la diffamation et effectivement, il ne s’agit pas uniquement des journalistes, mais pour toute la population rwandaise », a déclaré Mulama.

Mulama a également critiqué les médias internationaux en donnant l’exemple de reporters sans frontières qui a publié un article avec pour titre « Trois journalistes arrêtés en l’espace d’une semaine », article qu’il trouve sans fondement.

Mulama a souligné que les deux journalistes ont été arrêtés comme tout autre citoyen dans le pays arguant que l’un a été arrêté en raison de la conduite sous influence de l’alcool et l’autre pour suspicion d’avoir volé un ordinateur de son lieu de travail. Il s’agit respectivement de Jean Gualbert Burasa de Rushyashya et de René Anthère Rwanyange.

Reporters sans frontières a écrit que le dernier journaliste à avoir été arrêté était Joseph Bideri, directeur général du New Times, qui a aussitôt été relaxé sans aucune charge à son encontre.

Henery Maina du Kenya affirme que le point de vue important devrait être la compréhension du statut tant de la liberté de presse que de la responsabilité sociale.

Les professionnels des médias internationaux et locaux sont dans un dialogue, le troisième au niveau national avec pour un thème : « le renforcement des capacités pour le développement durable des médias au Rwanda ».

Promouvoir la liberté de presse, la responsabilité et le professionnalisme des médias sont les axes au sommet du dialogue de deux jours.


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