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Le Senateur Musabeyezu propose une facon etriquee de la parite homme-femme

Redigé par IGIHE
Le 14 juin 2019 à 04:55

Ce mercredi 12 juin devant le Sénat, à l’occasion du débat sur l’état de la parité entre hommes et femmes au Rwanda, la Ministre du Genre et Promotion feminine, Amb. Solina Nyirahabimana, comparait au Senat rwandais pour une question orale. Les senateurs ont exprime leurs inquietudes sur le fait que les programmes de gender de l’Executif ne sont pas suffisamment bien mis en execution. Mme Solina repondant aux inquietudes, trouve qu’il faut des strategies nouvelles pour bousculer les mentalites figees dans la conscience des citoyens rwandais. Elle a indique que le gros handicap à une parité effective entre hommes et femmes est une mauvaise interprêtation de ce principe qui n’est pas encore considéré comme une valeur au Rwanda, et que l’un des remèdes serait de l’apprendre dès le bas âge, bien avant même que l’enfant n’aille à l’école.

Les avis sont partagés. Le Ministère du Genre, Promotion feminine et la Famille a declare son intention d’introduire dans l’enseignement, dès l’ecole maternelle le principe de la parité entre hommes et femmes, mais certains Sénateurs trouvent l’initiative précoce.

“ Ca va commencer dans les écoles nutritionnelles pour que l’enfant grandisse en intériorisant ce principe comme une valeur digne d’un Rwandais”, a decide la Ministre precisant que les principes du gender, “Il faudra l’inculquer chez les enfants a tous les niveaux d’enseignement. Ils pourront intérioriser cette parité comme valeur plus facilement que ceux qui ont grandi avec une autre vision de la vie sociale”.

Des senateurs sceptiques a propos de ce projet ?

“Qu’adviendra-t-il à l’enfant qui ne trouvera pas chez lui ce qu’il a appris à l’école ?”, s’est demandé le Sénateur Musabeyezu.

Pour lui le problème de la parité ne réside pas chez les enfants mais bien chez leurs parents. Il estime que pour cela, l’apprentissage de ce principe risque de créer un conflit générationnel. Il propose plutôt qu’il soit déployé plus d’énergie pour apprendre ce principe de la parité aux mariés parce que eux aussi s’en incrustent et qu’il soit un pilier de leur foyer. Il a fait observer que même ceux qui s’en font les chantres ne le pratiquent pas chez eux.

“Certains de nous disent “gender” seulement quand nous sommes ici au Sénat. Je le dis parce que je dois le dire, parce que la loi me l’oblige, mais je change de langage une fois arrrivé à la maison”, déplore-t-il comprenant pourtant facilement qu’il est difficile de bousculer des mentalites sociales quand les modes de production, de consommation restent figes. Ce qui est le cas au Rwanda ou le secteur rural ne se voit pas proposer de profondes mutations influant sur les changements de mentalites.

Il trouve que les familles devraient prendre le principe de la parité comme le canal de leur vie quotidienne, que les plus jeunes doivent être initiés à comment bâtir et solidifier leurs futurs foyers, car tel est le problème qu’ils doivent affronter. La jeunesse d’hier avait une même vision de la vie. Aujourd’hui chacun se choisit une voie à lui, guidé par la technologie.

“Dans le temps, la tante paternelle était une grande conseillère, surtout dans le choix du futur conjoint. Elle a été remplacée par Facebook”, note-t-il. Curieux senateur qui garde avec melancolie certains traits culturels du passe, ceux-la qui confinaient la jeune fille dans l’etroitesse de l’esprit. Ne grandissait-elle avec idee d’etre une future bonne epouse respectueuse de son mari ?

Cela la coincait et ne lui permettait pas de comprendre qu’elle pouvait entreprendre des affaires lucratives. Cela diminuait serieusement son epanouissement responsable. Ca atrophiait sa dimension entreprenariale. Le senateur voudrait-il que cette situation perdure ? Souhaite-t-il que la jeune fille rwandaise grandisse toutes ses attitudes et aptitudes focalisant sur le mariage avec dot et le foyer conjugal qui etreignent sa vision du monde ?


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