Urgent

Le Sénat entend renforcer le suivi auprès des institutions gouvernementales

Redigé par Bérénice
Le 22 mars 2019 à 12:21

Les sénateurs se sont convenus de faire un suivi rapproché des institutions publiques pour s’assurer qu’elles respectent les engagements qu’elles ont pris et les missions leur assignées. Cette résolution figure dans un rapport du Comité sénatorial permanent en charge du développement économique et des finances.

Chaque année, le Sénat s’assurera que les déclarations finales des institutions publiques soient exactes et conformes aux lois régissant la gestion des finances publiques.

L’examen approfondi a été suscité par les rapports de l’OAG/Office de l’Auditeur Général des trois dernières années, qui ont révélé des erreurs comptables persistantes dans les institutions publiques.

La présidente du Comité, Jacqueline Muhongayire, a souligné que du 15 au 23 janvier de cette année, ils ont rencontré des représentants de 12 institutions publiques, y compris des conseils d’administration et des organismes parapublics, qui ont mené de mauvaises pratiques comptables et une mauvaise gestion.

Parmi ces institutuions figurent : l’Université du Rwanda (UR), la Workforce Development Authority (WDA), le Rwanda Education Board (REB), le Rwanda Agriculture Board (RAB) et le Conseil national de développement des exportations agricoles (NAEB).

Les autorités rwandaises (RRA), l’Office rwandais de la sécurité sociale (RSSB), l’Office rwandais du développement (RDB), l’Autorité de l’eau et de l’assainissement (WASAC), le Rwanda Energy Group (REG), l’Agence rwandaise pour le développement des transports (RTDA), le Centre biomédical du Rwanda ( RBC).

« Comme l’a indiqué l’Assemblée Générale ces organes utilisent la plus grande partie - environ 60% - du budget national » , a souligné Muhongayire.

Selon la sénatrice, les erreurs relevés sont récurrentes dans toutes les institutions en question. Elle a cité des erreurs telles que : le fait de ne pas accorder suffisamment d’importance aux recommandations annuelles formulées par le vérificateur général, l’absence de plan stratégique, une planification médiocre, des documents comptables peu fiables et confus et des études de faisabilité mal conçues pour des projets.

L’absence de l’usage de la technologie permettant d’améliorer la gestion financière, les procédures de passation illégales de marchés publics, la rupture des contacts, les entrepreneurs qui retardent l’achèvement ou l’abandon de projets et les retards dans le paiement des entrepreneurs ont été également avancées comme défis à relever .

Trois des institutions- RRA, RBC et RDB, ont franchi l’ étape et ont été soumis à un audit sur leurs états financiers en 2016/2017, ce qui signifie que leur budget de fonctionnement a été correctement utilisé.

Cependant, tous ces agences gouvernementales en question ont échoué sur la base de la performance et du respect des lois comptables. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée, en particulier de comptables qualifiés, fait partie des défis auxquels ils sont tous confrontées.

La sénatrice a déclaré que les institutions s’étaient engagées, devant le Sénat, à redresser la situation en comblant les lacunes identifiées pour leur permettre de faire un audit sans faille.

« 10 des institutions concernées se sont engagées à se soumettre à des audits approfondis à partir du prochain exercice (2019/2020), tandis que deux d’entre elles ont demandé trois ans pour renforcer leurs capacités et pouvoir obtenir un tel statut » a souligné Hon. Muhongayire.


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